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Culture

Une pérennité et un patrimoine

Une pérennité et un patrimoine

Le Festival du raï à Sidi Bel-Abbès, dans sa neuvième édition, est maintenu et sa date sera fixée par son nouveau commissariat, ce que le ministre de la Culture, Azzedine Mihoubi, a affirmé ce dimanche 18 septembre, lors de sa visite dans cette wilaya.

Initialement prévue du 24 au 26 août dernier, la neuvième édition du Festival du raï à Sidi Bel-Abbès se déroulera finalement dans les prochains jours.

Autant que le Festival international des danses populaires – il se déroulera désormais tous les deux ans, sa 12e édition est donc prévue pour 2017 dans la même ville –, la manifestation annuelle du raï est traditionnellement tenue au stade municipal des Trois-Frères-Amarouche, une semaine durant. En raison des restrictions budgétaires appliquées par le département ministériel du secteur, cette durée sera-t-elle revue à la baisse ?

Dans ce cas, le nombre des artistes participants le serait également. Toujours est-il que lors de sa conférence de presse à Sidi Bel-Abbès, le ministre de la Culture, Azzedine Mihoubi, a rassuré quant au soutien de ce festival par son département ministériel. Au sujet de son nouveau commissariat, c’est Lotfi Attar, guitariste et compositeur et membre du groupe mythique de la ville Raïna Raï, qui en serait à sa tête.

Il a également rappelé qu’un dossier est déposé au niveau de l’Unesco pour le classement de la chanson en tant qu’art algérien populaire, dans le cadre de la stratégie de l’Etat algérien de préserver son patrimoine. Sachant que le voisin marocain a entrepris la même opération auprès de l’instance onusienne, l’enjeu est d’autant plus grand qu’une simple inscription du raï comme chant populaire algérien au patrimoine culturel immatériel.

Le raï-roots – car il s’agit bien du genre traditionnel et non pas de ses orientations modernes – est ancré dans la mémoire collective, que ce soit dans l’Oranie et/ou même dans Sud où la poésie est chantée par des femmes.

Les pionniers du raï comme Boutaïba Sghir, Belkacem Bouteldja et Bellemou peuvent se vanter d’avoir sorti le genre de son caractère marginal en lui donnant une nouvelle dimension régionale et nationale. Il en est de même pour ses ambassadeurs comme Khaled, Mami, Hasni et la légendaire Cheikha Rimiti qui l’ont développé sur la scène internationale

. S’il fallait reconnaitre que des sources rythmiques du raï sont similaires en Algérie et au Maroc, il ne suffit de revendiquer la paternité du raï traditionnel par la simple tenue d’un festival, que ce soit dans un pays du Maghreb central ou d’Europe.

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