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Culture

Une ouverture flamboyante du festival de Cannes

Une ouverture flamboyante du festival de Cannes

Le Festival de Cannes, le plus grand festival de cinéma au monde, a ouvert ses portes ce mardi soir. Le monde du 7ème art respire de nouveau, après une édition 2020 annulée et l’édition 2021 déplacée de mai à juillet. Vingt-quatre films sont en compétition cette année, parmi eux une demi-douzaine de long-métrages africains.

Nul doute que l’organisation du Festival a voulu mettre le paquet pour cette 74e édition, présidée cette année par le talentueux réalisateur américain Spike Lee. Et elle pouvait compter sur le coloré Spike Lee pour que ce soit flamboyant, dans son costume rose. Et mesures sanitaires ou pas, le président du jury en a profité pour donner l’accolade, en haut des marches, au délégué général, Thierry Frémaux. Quelques instants plus tôt, Marion Cotillard s’est presque tirée dans la foule sur la Croisette!

Pour vrai! La célèbre actrice française, qui partage l’affiche avec Adam Driver dans Annette, le film d’ouverture, n’a pas hésité à signer des autographes et à jouer le jeu des égoportraits avec les (plus) rares festivaliers présents pour le tapis rouge.

Le Festival compte en 2021 sur une invitée spéciale en Jodie Foster. Vêtue d’une superbe robe blanche, la grande actrice, et réalisatrice, américaine a expliqué dans un français exquis à quel point le cinéma maison fut «une bouée de sauvetage» pendant la pandémie.

Pedro Almodóvar lui a ensuite remis une Palme d’or d’honneur pour souligner sa carrière exceptionnelle. Visiblement émue, elle a exprimé sa «fierté» de faire partie de la communauté cinématographique. Foster s’est souvenue que c’est à Cannes, avec la Palme d’or de Taxi Driver (Scorsese) en 1976, que fut lancée sa carrière. À 13 ans, elle y donnait la réplique à un certain Robert de Niro…

Autre moment fort de cette soirée : le montage d’extraits des œuvres de Spike Lee avant qu’il rejoigne son jury sur scène. Dans la foulée, on a invité Bong Joon-ho à prononcer «officiellement» l’ouverture du Festival, lui qui avait gagné la récompense suprême en 2019. Sa présence assurait le lien avec cette nouvelle édition, après l’annulation de celle de l’an passé.

Beau clin œil, le réalisateur s’est acquitté de sa tâche en coréen, aidé d’Almodóvar (en espagnol), de Foster (en français) et Lee (en new-yorkais!). Un sacré quatuor…

L’entrée remarquée du président du Jury Spike Lee

L’Afrique présente à travers six films

Les projecteurs sont aussi braqués sur les ambassadeurs de l’Afrique. Et cette année, le continent est plutôt mieux représenté que d’habitude.

C’est une Afrique plurielle, jeune, en difficulté ou en quête d’émancipation, qui est représentée à Cannes à travers six films.

Deux peuvent prétendre remporter la prestigieuse Palme d’or. Dans Haut et fort, premier film marocain sélectionné en compétition, Nabil Ayouch dresse le portrait de jeunes d’un quartier populaire de Casablanca qui découvrent le rap et la culture hip hop. Lingui, les liens sacrés, du Tchadien Mahamat Saleh Haroun, montre la détresse d’une adolescente de quinze ans face à une grossesse non désirée et à l’interdit de l’avortement.

À la Semaine de la critique, on découvrira La femme du fossoyeur, chronique réaliste tournée à Djibouti. Mais aussi Une histoire d’amour et de désir, de la Tunisienne Leyla Bouzid sur la relation compliquée entre une étudiante tunisienne et un jeune Français d’origine algérienne.

Et puis le film Plume, de l’Égyptien Omar el Zohairy, comédie fantastique sur un père de famille tyrannique transformé en… poule !

Enfin l’ovni du festival se trouve sans doute à la Quinzaine. La co-production franco-américano-rwandaise Neptune Frost est annoncée comme l’histoire d’amour musicale entre un hacker africain intersexuel et un mineur de coltan en fuite.

La liste des films en compétition

“Annette” de Leos Carax (film d’ouverture)

“Tout s’est bien passé” de François Ozon

“Un héros” d’Asghar Farhadi

“Tre piani” de Nanni Moretti

“Titane” de Julia Ducournau

“The French Dispatch” de Wes Anderson

“Red Rocket” de Sean Baker

“La fièvre de Petrov” de Kirill Serebrennikov

“France” de Bruno Dumont

“Nitram” de Justin Kurzel

“Memoria” d’Apichatpong Weerasethakul

“Lingui” de Mahamat-Saleh Haroun

“Les Olympiades” de Jacques Audiard

“Les intranquilles” de Joachim Lafosse

“La fracture” de Catherine Corsini

“Compartment NO.6” de Juho Kuosmanen

“Julie en douze chapitres” de Joachim Trier

“Haut et fort” de Nabil Ayouch

“Le genou d’Ahed” de Nadav Lapid

“Drive my car” de Ryusuke Hamaguchi

“Benedetta” de Paul Verhoeven

“Bergman island” de Mia Hansen-Love

“L’histoire de ma femme” d’Ildikó Enyedi

“Flag Day” de Sean Penn

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