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Culture

Une ouverture avec En attendant les hirondelles

Une ouverture avec  En attendant les hirondelles

Pour l’ouverture de la quinzième édition des Rencontres cinématographiques internationales de Béjaïa, dans la soirée de ce samedi 09 septembre à la salle de la Cinémathèque, les cinéphiles auront droit à la projection de En attendant les hirondelles de Karim Moussaoui.

Dans son premier long métrage, En attendant les hirondelles, le réalisateur Karim Moussaoui porte un regard sur la société par la mise en scène de trois personnages : un riche promoteur immobilier et un neurologue ambitieux qui subissent encore leur passé, une jeune femme tiraillée entre la voie de la raison et ses sentiments. Le premier s’est remarié à une Française qui n’a pas trouvé d’emploi.

Le médecin apprend la veille de son mariage qu’il a eu un enfant naturel avec une ancienne maîtresse. La femme, elle, est promise à un homme de son village et doit préparer son mariage alors qu’elle est amoureuse d’un autre.

Produit en 2017 (sortie prévue en France en novembre prochain), ce premier long métrage de K. Moussaoui nous propose trois histoires sur l’âme humaine. Un film à caractère dramatique, il décortique le mal-être d’un microsome social, à travers les trois portraits quasi-descriptifs, choisis expressément pour stigmatiser un contexte socio-économique intenable.

Le réalisateur ne fait pas de morale, il se garde de juger mais balaie avec sa caméra tous les maux, les échecs, les déchirures et les chocs parfois, en usant de situations invraisemblables voire surréalistes.

A l’évidence, ce choix de l’errance de ses personnages autant que de ses images, comme il a tenu à le souligner, a quelque peu émoussé l’émotion ou les émotions qu’il a voulu traduire. Ce qui devait apparaitre comme un drame poignant, à l’instar de la chronique des enfants nés de viols dans les maquis terroristes, des méfaits de la corruption, ou des déchirures d’amours inaboutis, a fini par perdre de sa superbe, à force de surcharge et de grossissement des traits.

Aicha a fait le choix délibéré de troquer son amour idyllique contre un prétendant socialement prometteur, elle n’a pas pu résister à la tentation de replonger dans les effluves de sa passion originelle à la première escapade champêtre. Des paradoxes, des situations incroyables qui manifestement ont atténué la charge émotionnelle de l’œuvre.

Le film est un assemblage de courts métrages, notera lors des débats le comédien Ahmed Benaissa, estimant que globalement celui-ci est de bonne facture, rapporte l’Agence presse service d’Algérie.

Cette quinzième édition, étalée sur cinq jours repose sur la projection d’une trentaine de films, issus d’une dizaine de pays. Le tiers étant de production nationale, assure-ton auprès de l’association initiatrice, Project-heurt’s . Une animation parallèle, notamment des ateliers et des café-ciné (débats), au lendemain de chaque projection et des cycles de formation pour jeunes cinéphiles figurent également au programme.

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