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Nationale

Une nouvelle loi contre l’insécurité

Une nouvelle loi contre l’insécurité

Atteignant des proportions alarmantes, voire même incontrôlables, l’insécurité s’installe dans pratiquement tous les quartiers, à travers tout le territoire national. 
Ce phénomène qui menace au quotidien la sécurité des biens et des personnes est désormais pris en charge par les autorités algériennes. Le projet de loi qui est en cours de finalisation serait-t-il en mesure de mettre fin à ces actes de terreur ?

Bien qu’il s’agisse, pour certains, de faits divers et que leur médiatisation ne fera que paniquer les citoyens, ces actes sont d’une atrocité et d’une violence extrêmes, d’où la nécessité d’agir efficacement et dans les plus brefs délais.

En effet, un projet de loi de lutte contre les phénomènes d’insécurité dans les quartiers est en cours de finalisation, a révélé le ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Belkacem Zeghmati.

Ce dernier, qui s’exprimait à l’occasion de l’installation de M. Boucherit Mokhtar dans les fonctions de président de la Cour d’Alger, a rappelé que le Président de la République,
M. Abdelmadjid Tebboune, avait ordonné l’élaboration d’un projet de loi pour combattre ces phénomènes. « Nous constatons au sein de notre société le phénomène qui lui est étranger, en l’occurrence les gangs ou les bandes rivales qui s’affrontent avec tous types d’armes blanches, y compris les sabres », a déclaré M. Zeghmati.

Il a évoqué des actes qui « sèment la terreur et créent un climat d’insécurité dans les quartiers de jour comme de nuit ». Belkacem Zeghmati a affirmé que la justice « se doit de préserver la paix et la sécurité par tous les mécanismes juridiques et de faire preuve de rigueur dans leur traitement au vu de leur gravité ».

Par ailleurs, le ministre de la Justice a mis en garde contre un autre phénomène nuisible à la société, en l’occurrence l’utilisation des réseaux sociaux pour attenter à la dignité des personnes et à leur vie privée, ajoutant que « ces atteintes vont jusqu’à cibler les institutions de l’Etat de manière sans précédent ».

A ce propos, M. Zeghmati a mis en avant l’impératif de « faire montre de vigilance en vue de mettre un terme aux manœuvres malintentionnées qui guettent le pays ».

Le ministre de la Justice a indiqué que le nombre de plaintes introduites sur la plateforme E-plainte, mise en ligne le 28 juillet dernier, s’élevait à « 553 plaintes, dont 324 traitées en peu de temps », précisant que cette application fonctionne avec 202 tribunaux et 48 Cours de justice.

Il a également annoncé le développement d’une autre application d’information en coopération avec les services d’Algérie Poste, « devant permettre l’envoi des notifications et la confirmation de leur réception par voie électronique ».

Ce projet, en phase finale, contribuera, a dit le ministre, à régler un grand problème, expliquant que la justice était souvent confrontée à l’absence de preuve de notification des parties, d’où un allongement des délais des procédures judiciaires et une perte de temps et d’argent ».

Pour rappel, l’intervention du ministre sur la question de l’insécurité urbaine vient à point nommé. De plus en plus de vidéos d’agressions physiques se retrouvent diffusées sur les réseaux sociaux. Le but est de dénoncer ces actes et participer à identifier les auteurs. Ces scènes de violence sont commises par des bandes de voyous qui n’arrêtent pas de semer la peur et l’insécurité dans les quartiers populaires notamment, en s’attaquant a de simples citoyens.

On assiste , à travers ces vidéos, à des rixes entre bandes, des femmes agressées, traînées à même le sol et délestées de leurs sacs à main , hommes braqués sous la menace d’armes blanches, puis dépouillés de leur argent et de leurs papiers.

Effectivement، grâce à ces vidéos, les services de sécurité ont pu procéder à l’arrestation de beaucoup d’individus impliqués dans des actes d’agression et mettre fin à des gangs entiers. Pour Dalila Feddad, psychologue, l’insécurité semble être une fatalité dans les quartiers populaires, notamment les nouvelles cités, dite « social ».

Contactée par Le jeune Indépendant, la psychologue estime que l’oisiveté et le chômage seraient à l’origine de tous les maux dans ces quartiers. « Les jeunes sans travail trainent dans leurs cités et adoptent des comportements très dangereux, aussi bien pour eux-mêmes que pour les autres. Délinquance, toxicomanie et violence sont les fléaux qui pourrissent la vie des habitants de ces quartiers », a-t-elle regretté.
La psychologue qui déplore l’absence de la rigueur, estime que la criminalité serait en train de prendre de l’ampleur en Algérie, ce qui provoque, selon elle, un sentiment d’inquiétude et d’insécurité généralisé.
Il était donc temps de sévir rigoureusement contre ces actes, en adoptant des lois incriminant les agresseurs et rendre efficace la stratégie adoptée dans la lutte contre ce fléau, notamment dans les quartiers dits chauds.

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