Une loi contre la traite des personnes avant 2022
le président du Comité national de prévention et de lutte contre la traite des personnes, Lamine El-Hadj a précisé ce dimanche à partir de Constantine que l’avant-projet destiné à lutter contre la traite des personnes et à protéger les victimes sera soumis avant la fin de l’année en cours devant l’Assemblée populaire nationale.
«Le Comité national de prévention et de lutte contre la traite des personnes a parachevé l’avant-projet de la loi de lutte contre la traite des personnes et il sera soumis à l’Assemblée populaire nationale avant la fin de l’année en cours», a-t-il précisé lors d’un point de presse organisé en marge d’un atelier régional abrité par l’hôtel Marriott au profit de magistrats et officiers de la police judiciaire.
Le rendez-vous, qui se tient en coordination avec l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime en Algérie (ONUDC) et l’ambassade du Royaume uni, devra permettre aux présents de s’initier à la terminologie et au lexique juridique en rapport avec le sujet, notamment en ce qui concerne les poursuites et le jugement des affaires de traite des personnes. Pour cela, un atelier régional sur les mécanismes de lutte contre le phénomène se tiendra au niveau de l’établissement hôtelier pendant deux jours, et ce au profit des magistrats et officiers de la police judiciaire.
La rencontre a été rehaussée par la présence de l’ambassadeur du Royaume uni de Grande Bretagne et d’Irlande du Nord en Algérie, Son Excellence Mme Sharon Anne Wardle, du président du Comité national de prévention et de lutte contre la traite des personnes, Lamine El-Hadj, et du chef de l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime en Algérie, Samia Chouchane.
Il convient de noter que l’Algérie sera prochainement dotée, probablement avant la fin de l’année en cours, d’une loi «spécifique» destinée à lutter contre la traite des personnes et à protéger les victimes.
C’est en tout cas ce qu’a annoncé le président du Comité national de prévention et de lutte contre la traite des personnes, Lamine El-Hadj. Le responsable a d’ailleurs précisé que l’avant-projet est fin prêt et devrait passer incessamment devant l’Assemblée populaire nationale.
Tout en assurant que l’Algérie accorde une importance capitale, aussi bien à la lutte contre ce type de crimes qu’à la protection des victimes, Lamine El-Hadj a indiqué que le travail du comité qu’il préside est basé sur la formation et la sensibilisation, précisant que l’objectif principal du comité était de former le plus grand nombre possible de magistrats et d’officiers de la police judiciaire pour lutter contre le phénomène.
Le responsable a précisé, en outre, que «c’est un engagement de l’Etat algérien à travailler conjointement avec ses partenaires internationaux contre la traite des personnes et à intensifier leurs efforts par le biais de partenariats».
De son côté, la diplomate britannique, Mme Sharon Wardle, a affirmé qu’aucun Etat n’était à l’abri de ce genre de crime, soulignant que son pays accueille favorablement toute coopération territoriale et internationale versée dans la lutte contre la traite des personnes et la protection des victimes, et œuvre à partager son expérience dans le domaine.
L’ambassadrice a également précisé que «la crise économique que vivent plusieurs pays à cause de la crise sanitaire rend les personnes vulnérables plus exposées aux groupes de crimes souvent organisés qui tentent de les exploiter». Selon elle, «70% des victimes de la traite des personnes sont des femmes et des filles».