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Nationale

Une histoire et des réalisations

Une histoire et des réalisations

C’est devant une assistance très nombreuse et parmi laquelle se trouvaient, en sus des autorités civiles et militaires, à leur tête Mohamed Bouderbali, les représentants de la société civile, la famille révolutionnaire, des représentants d’associations sociales, culturelles et scientifiques, que le directeur du Musée central de la police, Abdelkrim Chawki, a animé hier une conférence sur l’histoire de la police algérienne.

Ce rendez-vous, qui s’est déroulé à la maison de la culture Mouloud-Mammeri, a été d’une importance scientifique et académique indéniable. Le public découvrira ainsi, à la lumière de l’exposé d’Abdelkrim Chawki, que la nation algérienne, non seulement est des plus anciennes de ce monde, mais aussi l’une des premières à se doter d’une police. Le directeur du Musée central de la police, avec des données précises, a assuré que l’origine de la police algérienne remonte à l’époque numide.

Ce corps de sécurité se développera encore davantage avec le temps. L’histoire retient 203 avant Jésus Christ comme première année de la mise sur pied de la police. Toutefois, son statut officiel de police avec des prérogatives précises ne sera juridiquement et académiquement connu et reconnu que quelques siècles plus tard, soit lors de la période de 704 à 776 de notre ère. Elle se développera davantage avec les dynasties de Rostomide, des Fatimides, des Hammadides, des Zianides, etc. Le conférencier affirmera aussi que la police algérienne a été la première à utiliser des chiens.

C’était la race du lévrier, c’était à l’époque moyenâgeuse. Par cette même occasion, le directeur du Musée central de la police d’Alger mettra un accent particulier sur la civilisation amazighe. C’est dans ce contexte qu’il précisera que Le Caire a été édifié par des architectes et ingénieurs amazighs. Idem concernant les chiffres dits « arabes », qui sont aussi d’invention amazighe, plus exactement des savants de l’université des Hammadides. Les graphiques de ces chiffres ont été diffusés sur écran. Il est à relever que les premiers graphiques diffèrent légèrement de ceux d’aujourd’hui. Le zéro est représenté sous forme d’un cercle. Le « 1 » est presque identique aussi. La valeur et l’identification du chiffre sont déterminées par le nombre d’angles qu’il contient. Le « 1 » n’en contient qu’un seul, le « 2 » en contient deux. Abdelkrim Chawki poursuivra son exposé en mettant en lumière beaucoup de vérités historiques inconnues du large public.
C’est le cas par exemple du désir des Français d’occuper Alger en 1624, mais sur conseils de ses agents de renseignement, l’ayant informé de l’extrême vigilance de sa police (police algéroise), le roi annula le projet. En 1665, le roi de France, motivé par l’expansion territoriale, chargea ses troupes d’occuper Jijel.
Ce fut un échec, et ce, grâce à la vigilance de la police algérienne (police de Jijel). Abdelkrim Chawki parlera ensuite de la période ottomane. Là encore, il apportera un démenti catégorique à la thèse selon laquelle les Algériens étaient sous la domination turque. « L’Algérie n’était pas la colonie de l’empire ottoman puisque la monnaie algérienne de cette époque était différente de celle qui était en circulation dans la Turquie et ses autres territoires », a signalé le conférencier.
La police algérienne sera mise à mal lors de la période coloniale française et le citoyen algérien connaîtra aussi l’injustice pendant la présence française en Algérie. En effet, la police coloniale aura la mission de défendre le colon français.

C’est un certain Roland De Bussy qui sera le premier à être nommé premier responsable de la police en Algérie après la prise d’Alger. C’est exactement le 11 août 1830 que sera nommé en tant que tel Roland De Bussy.
Abdelkrim Chawki indiquera que c’est pendant la présence française en Algérie que les Algériens commencèrent à être victimes des exactions policières. Quand le FLN déclarera la guerre à l’occupant français, il pensera aussi à créer sa police, celle qu’on connaît aujourd’hui. C’est en 1958 que la première promotion de la police verra le jour. Sa formation a eu lieu au Caire. S’ensuivront d’autres.

A l’indépendance du pays, on en était à la 4e promotion. La mission prioritaire de la police algérienne à l’indépendance était de lutter contre l’OAS (Organisation armée secrète). La deuxième mission jugée urgente était la protection des édifices publics et les institutions. Et c’est toujours à partir de 1962 que la modernisation du corps policier algérien sera réellement entamée.


Aujourd’hui, le concours de nos policiers est sollicité par de nombreuses polices du monde pour aider à solutionner des problèmes. Abdelkrim Chawki dira que la police algérienne a adhéré à Interpol dès l’année 1963, il n’en demeure pas moins qu’il aura fallu attendre ce troisième millénaire pour être un partenaire réellement reconnu.

Idem concernant la police arabe dont elle (police algérienne) est membre depuis l’année 1972. Au début de notre adhésion, notre rôle était vu par nos pairs comme « minime ». Aujourd’hui, la police algérienne joue le rôle moteur dans cette structure de police arabe. Idem au sein de l’AFRIPOL. En d’autres termes, la police algérienne a réalisé des progrès et des performances fulgurants depuis 1962 à ce jour.

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