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Nationale

Une gestion rationnelle des dépenses pour éviter le pire

Une gestion rationnelle des dépenses pour éviter le pire

Le vice-président du Conseil national économique et social (CNES), Mustapha Mékidèche, a mis en garde les pouvoirs publics contre les retombées de la crise financière sur les classes démunies,en leur préconisant une gestion rationnelle des dépenses publiques pour éviter le pire.

Dans son passage à l’émission « Invité de la rédaction » de la radio nationale Chaîne 3, l’économiste a reconnu la complexité de maintenir l’équilibre financier du pays face à l’amenuisement des recettes de l’Etat générées à plus de 97% par les hydrocarbures.

« L’équation n’est pas simple en soi et, nécessairement, il y aura un prix à payer », a-t-il admis en réponse à la question sur la possibilité d’assurer une gestion « rationnelle » de la dépense publique sans, pour cela, appliquer des mesures pouvant affecter les couches sociales les plus défavorisées.

Pour le vice-président du CNES, il est important pour l’Algérie de parvenir à trouver le chemin qui puisse éviter un impact social « trop élevé », autrement dit « l’austérité », tout en maintenant les équilibres macro-financiers du pays sur une perspective triennale.

Chose qui n’est pas très évidente. « Une équation qu’il reste à résoudre, d’autant que l’environnement économique n’est pas tout à fait favorable », a-t-il avoué. Parmi les mesures que Mékidèche met en avant pour faire face à la crise celle d’une diminution du train de vie de l’Etat pour maintenir, explique-t-il, un déficit budgétaire basé sur une fiscalité pétrolière prenant en compte un prix du baril de pétrole fixé à 50 dollars.

En attendant l’examen des grands dossiers, il constate qu’en matière de soutien des prix de certains produits essentiels « il n’y a pas eu de grands changements » si ce n’est, rappelle-t-il, pour ce qui concerne le modèle de consommation énergétique. Concernant les mesures de soutien aux couches vulnérables, le vice-président du CNES considère qu’il faut des aides ciblées qui profiteraient réellement, ceux qui en ont besoin.

Mais, constate-t-il, « du fait de la désorganisation du marché », des agents économiques ont renchéris « indûment » les prix de certains produits de base qui n’étaient pas concernés par l’augmentation de la TVA, des « dérives » qu’il impute à une « sous information » relative aux dispositions de la loi de finances.

Placée sous le signe de la « rigueur » la loi de finances 2017, qui a été élaborée dans une conjoncture difficile marquée par la fin de l’aisance financière, a misé sur une hausse de plusieurs taxes, impôts et droits de timbre afin de compenser la baisse drastique des revenus, générés principalement par les exportations de gaz et de pétrole.

Il s’agit notamment de la TVA qui a augmenté de deux points (de 7% à 9% ou de 17% à 19% selon les catégories de produits). « Cette hausse de la TVA, dont le produit alimente le budget de l’Etat à hauteur de 80% et les communes à hauteur de 20%, permettra d’alimenter le Trésor public et de compenser ainsi la baisse des cours du pétrole qui ont chuté depuis l’été 2014 de 110 dollars à moins de 50 dollars en 2016, avant de rependre leur souffle au début de 2017 en atteignant plus de 56 dollars.

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