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Culture

Une famille risque la mort à Tizi-Ouzou

Une famille risque la mort à Tizi-Ouzou

La famille Meftah, composée de dix personnes, risque à chaque instant la mort par l’écroulement de sa maison.

Cette habitation menaçant ruine à cause du non-respect des normes urbanistiques par leur voisin, est sise au quartier les Tours Villas (zone ouest de la ville de Tizi Ouzou).

Pour dénoncer l’iniquité dont elle est victime puisque la décision de justice lui donnant pourtant raison n’est toujours pas appliquée, cette famille a organisé hier, avec l’appui de certains de ses amis et proches, un sit-in devant le palais de justice pour exiger l’application de la décision de justice n° 14/05805 du 17 décembre 2014 rendue en sa faveur.

Selon les termes de ce document, dont nous détenons une copie, les trois experts désignés par le tribunal pour établir le constat des faits ont relevé que la menace d’écroulement de l’habitation en question avait pour origine la destruction du mur commun de clôture, démoli par le voisin. Celui-ci a procédé à la réfection de sa maison et l’a transformée en R+6.

Initialement, les deux habitations étaient des villas d’un étage chacune. Elles comportaient un mur de séparation commun. Personne n’avait donc le droit d’y apporter des modifications de quelque nature qu’elles soient. A la création de la coopérative « La Tour de Londres », la famille à l’origine de ce conflit a inclus le mur commun, soit la partie donnant sur son propre espace, pour les travaux de terrassement.

Quand la famille Meftah s’est aperçue de l’entame de ces travaux, elle a décidé de saisir la justice. Ce recours à la justice est surtout motivé par les fissures apparues dans sa propre maison. D’après les constats établis par l’huissier de justice, appuyés par des photos, les murs apparaissent si lézardés qu’ils présentent de sérieuses menaces d’effondrement.

A partir des constats de l’huissier de justice et des trois experts désignés, la justice a tranché en faveur de la famille plaignante. La décision de justice n’est pas encore rendue exécutoire, et plus encore, la partie incriminée a poursuivi ses travaux, d’où l’aggravation du risque d’effondrement.

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