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Une explosion inouïe à Beyrouth : au moins 73 morts et 3700 blessés

Une explosion inouïe à Beyrouth : au moins 73 morts et 3700 blessés

Des explosions d’une rare violence ont eu lieu ce mardi 4 août à Beyrouth, faisant au moins 73 morts et 3700 blessés et d’importants dégâts. Les circonstances exactes de ces déflagrations restent inconnues à ce stade.

La double explosion a été précédée par de petites explosions et un incendies Une très violente double explosion a secoué mardi 4 août, vers 17 h 10 (18 h 10, heure locale), le secteur du port de la capitale libanaise, Beyrouth, ravageant les bâtiments et faisant plusieurs « morts et blessés », selon l’Agence nationale de l’information libanaise, citée par l’Agence France-Presse (AFP). Georges Kettaneh, le président de la Croix-Rouge libanaise, a évoqué « des centaines de blessés » dans une déclaration à la télévision libanaise LBC.

La cause de cette explosion est pour l’instant inconnue, mais un haut responsable de la sécurité a évoqué sur les télévisions locales la piste de « matières très explosives » sur le site de l’explosion. « Les services concernés mènent l’enquête, ils diront quelle est la nature de l’incident », a-t-il ajouté.

Selon de très nombreuses vidéos publiées sur les réseaux sociaux, un incendie était déjà en cours près des quais du port de Beyrouth quand une explosion a provoqué un souffle massif et une très haute colonne de fumée dans le ciel. Les vitres des immeubles et des magasins ont volé en éclats à des kilomètres à la ronde.

D’épais nuages de fumée orange se sont élevés au-dessus de la capitale et recouvrent entièrement la zone du port. « C’est une catastrophe à l’intérieur [du port]. Il y a des cadavres par terre. Des ambulances emmènent les corps », a indiqué à l’AFP un soldat aux abords du port.

Le secteur du port a été bouclé par les forces de sécurité, qui ne laissent passer que la défense civile, le ballet des ambulances aux sirènes hurlantes et les camions des pompiers. Il a été interdit aux journalistes d’accéder à la zone, a constaté un correspondant de l’AFP. Un bateau est en feu dans le port. Aux abords du quartier du port, les dommages et les destructions sont considérables.

Le président libanais, Michel Aoun, a convoqué mardi soir une « réunion urgente » du Conseil supérieur de la défense. De son côté, le premier ministre, Hassan Diab, a décrété une journée de deuil national mercredi « pour les victimes de l’explosion du port de Beyrouth ».

Selon des témoins, les déflagrations ont été entendues jusqu’à la ville côtière de Larnaca, à Chypre, distante d’un peu plus de 200 km des côtes libanaises. Les médias locaux ont diffusé des images de personnes coincées sous des décombres, certaines couvertes de sang. Des témoins ont raconté avoir vu dans le secteur du port des dizaines de blessés à terre.

Selon des médias sur place, de nombreux habitants blessés marchent en direction des hôpitaux. Dans le quartier d’Achrafieh, des blessés se ruent vers l’Hôtel-Dieu, et devant le centre médical Clémenceau, des dizaines de blessés, dont des enfants, parfois couverts de sang, attendent d’être admis. La Croix-Rouge libanaise a appelé sur Twitter les habitants à donner de toute urgence leur sang dans n’importe quel endroit du pays.

Plus de deux heures après l’explosion, les flammes enveloppaient toujours le secteur. Un hélicoptère collecte de l’eau de la mer pour éteindre les incendies.
« Nous avons vu un peu de fumée et ensuite une explosion. Puis le champignon. La force de l’explosion nous a propulsés en arrière dans l’appartement », a raconté un habitant du quartier de Manssouriyeh, qui a assisté à la scène depuis son balcon, à plusieurs kilomètres du port.

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