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Culture

Une entame sur un rythme celtique

Une entame sur un rythme celtique

Sur des airs celtiques, le Dimajazz a ébréché ce samedi 19 novembre sa quatorzième version, dont la deuxième du très prisé festival international à se tenir dans la grande salle du Zénith, baptisé en 2015 du nom du dernier souverain du Beylek de Constantine, Ahmed Bey.

La première soirée n’a pas pour ainsi dire drainé foule. La polémique entretenue jusqu’à la veille entre l’Office national de la culture et de l’information (ONCI), gestionnaire de la salle de spectacle et le commissariat du Dimajazz sur d’anciennes créances que les organisateurs de l’événement auraient « oublié » d’honorer, a, semble-t-il, laissé les amoureux du jazz sceptiques. 

D’autant qu’à deux jours de l’ouverture de cette manifestation, le directeur de l’Office avait même, dans un entretien accordé à un quotidien, tenu des propos menaçants quant à sa décision d’aller jusqu’à refuser l’accès à « sa » salle aux festivaliers si les dettes qui s’élèvent à un milliard de centimes ne sont pas réglées (du moins la moitié).

Et, du coup, s’est par conséquent alarmé un des organisateurs, les guichets furent timidement approchés par les fans du genre musical. Le rendez-vous aura lieu tout de même, et le Wali de Constantine ne serait pas étranger à ce coup de pouce. Le coup de starter fut donné comme prévu ce samedi sur des notes très occidentales.

Manu Masko à la batterie, Pierre Stéphan au violon, Goulven Hamel au banjo, le tout encadré par la voix de Jimme O’Neill à la guitare électrique, ont réussi à faire entrer les amoureux du rendez-vous, pensé en 2003 par l’association Lima et institutionnalisé en 2008, dans le vif du sujet. Le groupe The Social Celtic Club fera vibrer la salle avec des morceaux aux influences nord-européennes.

Des adaptations proches du rock, du blues, de la folk, ou encore du reggae, avec des airs traditionnels celtiques revisités par les six musiciens et leurs invités percussionnistes constantinois. Ils feront le bonheur des présents.

Le public s’emballera davantage lorsqu’à mi-parcours du spectacle, une partition sublimement exécutée par le groupe avec « l’aide » d’un percussionniste local fera trembler la salle.

Deux morceaux aux airs folk bien agrémentés de sons de derbouka et autres bendir feront en effet frémir le public. Et c’est, à ce moment justement que le public se relâchera et se laissera emballer, debout, jusqu’à la fin du spectacle, donnant ainsi le véritable coup de starter au festival.

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