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Nationale

Une délégation de l’ONU attendue en octobre

Une délégation de l’ONU attendue en octobre

Après le signalement de plusieurs cas de tortures ces derniers mois, par les différente ONG internationales, une délégation du comité des Nations unies contre la torture se rendra au Maroc du 21 au 27 octobre pour enquêter.

Le royaume cherifien, qui a adhéré en décembre 2014 au Protocole facultatif de la convention internationale contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, n’a jamais autorisé une délégation de l’ONU alors dirigée par Ban- Ki-moon.

Les conclusions de l’expertise médicale effectuée par deux médecins légistes sur des cas de torture pratiquée par les forces de l’ordre sur des manifestants du mouvement Hirak sont désormais entre les mains de la justice marocaine.

Quelques heures après l’annonce du verdict de la Chambre criminelle près la cour d’appel de Salé, l’ONG Amnesty International a réagi à la condamnation de 23 sahraouis. L’échec des autorités judiciaires, sur plus de six ans, à enquêter adéquatement sur les cas de torture est une tache qui assombrit le verdict, estime cette ONG.

Cette dernière considère aussi que malgré les récentes réformes judiciaires, les tribunaux marocains ont « condamné à plusieurs reprises des détenus sur la base de leurs déclarations à la police lors d’un interrogatoire, sans enquêter adéquatement sur les allégations de torture ». L’ONG considère que le Maroc devrait veiller à ce que « nul ne soit déclaré coupable sur la base de preuves extorquées sous la torture ».

Amnesty International a rappelé que des médecins ont examiné les accusés (du procès de Gdim Izik, ndlr) en février et en mars, près de sept ans après les faits présumés de torture : « Les rapports médicaux (…) notent des formes de torture et de mauvais traitements que chacun des accusés affirme avoir subi. Ils affirment notamment avoir été roués de coups, parfois alors qu’ils étaient suspendus par les poignets ou les genoux, et avoir subi des sévices sexuels (y compris des viols à l’aide d’un objet) », poursuit l’ONG.

Une vingtaine d’associations ont épinglé les autorités marocaines pour la « répression » des manifestants du Hirak, le mouvement de contestation populaire et pacifique qui secoue le nord du Maroc.
La coalition marocaine des droits de l’Homme, qui regroupe depuis des mois 22 associations, a dénoncé dans un rapport des arrestations « abusives » et des cas de « torture » à Al-Hoceïma.

La coalition, qui a récemment entamé une mission à Al-Hoceima et mis en place une commission d’enquête, a affirmé que le nombre de personnes arrêtées depuis fin mai s’élève à 135, dont sept journalistes. Ils ont également « subi des violences physiques » de la part des policiers, a accusé la coalition. Le ministère de la Justice a, pour sa part, rejeté les accusations de torture.

Dans ce même rapport, la coalition dénonce l’usage « excessif » de la force lors des interventions des forces anti-émeute, avec l’usage de « matraques » et de « bombes lacrymogènes » contre les manifestants.

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