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Nationale

Une délégation de Haftar rencontre le MAE à Zeralda

Une délégation de Haftar rencontre le MAE à Zeralda

Une délégation du gouvernement provisoire libyen (Pro- Maréchal Haftar), a été reçue ce samedi 11 janvier à Alger par le chef de la diplomatie algérienne Sabri Boukadoum sur invitation du MAE algérien.
La rencontre s’est tenue loin du regard des médias algériens à la résidence d’Etat à Zéralda et non pas au siège du ministère des affaires étrangères. Aucun communiqué du ministère des affaires étrangères algérien n’a sanctionné cette réunion.
Officiellement, l’Algérie ne reconnait pas le gouvernement provisoire libyen siégeant à Tobrouk dans l’Est de la Libye mais plutôt celui du Gouvernement d’union nationale (GNA) de Fayez al-Sarraj basé à Tripoli. Toutefois la délégation dépêchée par Haftar a ébruité l’info avec photos et vidéos à l’appui.
Dans un communiqué rendu public sur sa page Facebook,  la direction générale de l’information et des relations extérieures du gouvernement provisoire a précisé que « cette rencontre fait suite à une invitation officielle du MAE algérien » et a réuni au tour de la table de discussion le vice-président du conseil des ministres du gouvernement provisoire, Abdesselam Al Badri, le ministre des affaires étrangères et la coopération  Abdelhadi Houidj, le ministre de l’intérieur Brahim Bouchenaf et le ministre de la défense de l’Armée nationale libyenne (ANL) le général-major Younes Ferhat.
La même source a indiqué qu’au cours de cette rencontre « la délégation a exposé la vision du gouvernement provisoire au sujet du devenir de la Libye après la libération de Tripoli comme elle a fait part de son position constante à rejeter toute ingérence étrangère (NDLR : turque), la poursuite de la lutte contre les groupes armés et les milices hors-la-loi qui menacent la stabilité de la Libye. »
Et d’ajouter que « les deux parties ont convenu de la poursuite des consultations et la coopération dans tous domaines afin de garantir la stabilité et la souveraineté de la Libye », soulignant que « les deux pays sont convaincus que la paix en Libye est étroitement liée avec l’espace maghrébin, méditerranéen, arabe, africain et internationale et que l’Algérie n’a d’autres intérêts que la paix et la stabilité en Libye. »
Du côté algérien rien n’a filtré sur la teneur de la rencontre mais des sources proches du dossier ont fait savoir au Jeune Indépendant que l’Algérie qui a été appelée, par plusieurs pays, à jouer un rôle actif dans la crise libyenne avait exigé d’abord un cessez-le-feu avant de pouvoir œuvrer avec les libyens d’un côté et toutes les parties impliquées de l’autre pour aboutir à une nouvelle feuille de sortie de crise. 
Quelques heures après cette rencontre, le haut commandement de l’ANL a annoncé qu’il acceptait la mise en œuvre d’un cessez-le-feu à partir du 12 janvier à minuit (00h00) et d’interrompre ses opérations pour la prise de Tripoli afin de favoriser un règlement politique de la crise libyenne.
Les présidents turc Recep Tayyip Erdogan et russe Vladimir Poutine ont appelé mercredi dernier à Ankara à un cessez-le-feu en Libye à partir de ce dimanche 12 janvier à minuit.
Depuis cette date, un incessant ballet diplomatique se déroule à Alger pour circonscrire le brasier libyen vieux de sept ans et qui  intervient aussi suite à la décision turque d’envoyer des troupes militaires ce qui a exacerbé davantage la tension dans ce pays et suscité l’inquiétude notamment chez les pays voisins. 

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