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Monde

« Une confrontation entre l’Otan et la Russie n’est pas à l’ordre du jour »

« Une confrontation entre l’Otan et la Russie n’est pas à l’ordre du jour »

L’Otan ne veut pas de nouvelle guerre froide avec la Russie, mais reste toutefois une alliance nucléaire, assure son secrétaire général, Jens Stoltenberg. Les pays de l’Otan ne veulent pas de confrontation ou de nouvelle guerre froide avec la Russie, a déclaré le secrétaire général de l’Alliance atlantique, Jens Stoltenberg, dans une interview accordée au quotidien allemand Die Welt.

« Nous ne voulons pas de course aux armements » a annoncé le responsable, ajoutant que pour continuer le dialogue politique avec la Russie, les pays de l’Otan devaient être « résolus, raisonnables et forts ».

A la question de savoir s’il estimait nécessaire de changer la stratégie nucléaire de l’Alliance envers la Russie, le secrétaire général de l’Otan a répondu que l’Otan était « plus loin que jamais de se servir de l’arme nucléaire, mais tant qu’elle existait dans le monde, l’Otan resterait une alliance nucléaire ». 

En février 2016, Jens Stoltenberg a annoncé que les ministres de la Défense des 28 pays membres de l’Otan avaient approuvé, lors d’une réunion à Bruxelles, une proposition de renforcer la présence militaire de l’Alliance dans l’Europe de l’Est, la Méditerranée orientale et la mer Noire.

Il a également déclaré que les décisions concrètes sur le renforcement de la présence militaire aux frontières Est de l’Otan seraient adoptées par un sommet de l’Alliance qui se déroulerait en juillet 2016 à Varsovie.

« Ce que nous faisons actuellement dans les pays baltes et en Pologne ne signifie nullement une augmentation sensible du nombre de nos forces armées », a indiqué le responsable, soulignant qu’il ne pensait pas que la Russie avait l’intention d’attaquer un pays membre de l’Otan.

« Il est important que nous tenions ouverts les canaux pour le dialogue politique et trouvions de nouvelles voies permettant de faire baisser la tension et éviter des ennuis, alors la question d’une rencontre Russie-Otan avant le sommet de Varsovie reste ouverte », a ajouté Jens Stoltenberg.

Le 27 mars 2016, le secrétaire général de l’Otan Jens Stoltenberg avait déclaré que l’expansion de l’alliance n’était pas réalisée à cause de sa politique ciblée, mais plutôt en raison de la volonté des pays de l’Europe de l’est d’y adhérer. Commentant l’adhésion probable de l’Ukraine et de la Géorgie, il a rappelé que l’Alliance atlantique promouvait la politique de porte ouverte. Ainsi, si Kiev décide de demander l’adhésion, « sa demande sera considérée ».

En février 2015, M. Stoltenberg avait assuré, lors de sa rencontre avec le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, que les dernières démarches de s’étendre de l’Otan entretenaient un caractère purement défensif. Le Kremlin avait de son côté maintenu que l’Alliance atlantique créait de la tension supplémentaire, générait de la confrontation et minait le système entier de sécurité euroatlantique. 

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