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Nationale

Une centaine d’«émirs» éliminés et des dizaines d’attentats déjoués

Une centaine d’«émirs» éliminés et des dizaines d’attentats déjoués

Depuis l’entrée en vigueur, en 2011, de la loi permettant aux services de renseignements d’infiltrer les groupes terroristes en activité au pays, les services concernés ont réussi d’importantes opérations contre les sbires du fugitif Droukdel, l’actuel « émir » national d’Aqmi.

C’est la méfiance totale dans les maquis d’Al Qaida au Maghreb après les réussites des opérations d’infiltration de l’organisation terroriste par les services de sécurité.

Infiltrations qui ont prouvé leur efficacité par l’élimination de nombreux « émirs » et la mise en échec de nombreuses tentatives d’attentats suicides. Les infiltrations de l’organisation de Abdelmalek Droukdel, alias Mossaâb Abdelouadoud, actuel « émir » national d’AQMI, depuis la promulgation de la loi, en 2011, autorisant des opérations du genre, se sont multipliées, donnant, à chaque fois, des résultats d’une qualité sans cesse améliorée.

La loi en question prévoit la délivrance, par la justice, aux services de sécurité, d’autorisations d’infiltration, et même d’écoutes téléphoniques, dans le cadre de la lutte anti-terroriste et la grande criminalité, rappelle-t-on. C’est ainsi que selon des sources au fait de la lutte anti-terroriste « près d’une centaine d’« émirs » ont été mis hors d’état de nuire et des dizaines de tentatives d’attentats suicides, ou à la bombe, déjouées grâce à des opérations d’infiltration », depuis la promulgation de la loi.

L’un des coups les plus spectaculaires réussi par les services de sécurité, est la mise hors d’état de nuire, en octobre 2007, de Sofiane Fassila et plusieurs autres membres, dont des « émirs », d’Aqmi, avec l’explosion du fourgon dans lequel ils se trouvaient, dans la wilaya de Tizi Ouzou, rappellent-on.

Puis, en 2012, il y a eu, grâce à la loi permettant l’infiltration des groupes armés, l’arrestation de Necib Tayeb, alias Ishak Essoufi, l’émissaire de Droukdel et chef de la commission juridique au sein d’Aqmi. Celui-ci été arrêté en août 2012 à Berriane (Ghardaïa) alors qu’il tentait de regagner le nord du Mali. L’émissaire du Mujao, Abou Hafs Abdeldayme, a été arrêté à son tour le 1er juin 2014 à Timimoune, alors qu’il détenait des lettres secrètes pour l’émir d’Aqmi.

En juillet de l’année précédente, deux autres émissaires d’Aqmi ont été appréhendés à Oued Souf, alors qu’ils venaient d’entrer de Tunisie pour aller au Mali. Les groupes terroristes activant au Sahel sont en train de vivre une étape très difficile depuis leur création, cela après les arrestations successives de leurs émissaires, dépêchés par leurs émirs pour différentes missions délicates.

On parle ici de l’arrestation de plusieurs émissaires envoyés par Al Qaïda au Maghreb Islamique (Aqmi), du Mouvement pour l’Unicité et le Jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao), des « Moulathamoune » et des « Signataires par le Sang ». 
Par ailleurs, certains repentis témoignent de la suspicion régnant dans les maqui, avec la réussite des opérations d’infiltration, rapportant que, par méfiance, les nouvelles « recrues » de l’ex-GSPC devenu « AQMI » sont étroitement surveillées par les sbires de Mossaâb Abdelouadoud.

« Ils nous faisaient croire que tous les alentours des maquis sont minés et que nous ne devions circuler qu’en compagnie d’anciens de l’organisation, pour éviter que nous sautions sur une mine. C’était une façon de nous faire surveiller par ces éléments », selon eux. « Les émirs » empêchent, par ailleurs, leurs éléments d’écouter, dans les maquis, radio coran grâce à laquelle au moins 300 éléments du GSPC ou « AQMI », ont déposé les armes.

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