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Nationale

Une arme de l’impérialisme pour faire pression sur le monde

Une arme de l’impérialisme pour faire pression sur le monde

Les attentats terroristes perpétrés contre la Tunisie ne sont en réalité qu’un prétexte pour justifier la présence de bases militaires dans ce pays voisin, selon le porte-parole du Parti des travailleurs (PT), Louisa Hanoune.

« La Tunisie a sollicité l’aide étrangère pour faire face à la montée des actes terroristes ; et les retombées de ces actes criminels conviennent parfaitement aux Américains qui sont capables de tout pour installer leurs bases militaires au Maghreb et entraîner l’Algérie dans le bourbier des guerres fabriquées de toutes pièces en Libye et au Mali », a-t-elle prévenu hier à l’occasion de la commémoration du 25e anniversaire de la fondation du parti.

Dans son discours prononcé devant les cadres du parti des wilayas du Centre, la secrétaire générale du PT a accusé l’impérialisme international et à sa tête les services secrets américains et britanniques d’avoir inventé l’organisation Daech, et avant cela Al-Qaïda, pour fragmenter les pays de ces régions en petits Etats, « comme ils l’ont déjà fait pour la Yougoslavie dans les années 1990 ».

Pour étayer ses propos, elle a rappelé le plan américain du nouveau Moyen-Orient annoncé en 2001 et la déclaration du président Bush lors de l’invasion américaine de l’Afghanistan à la même année et qui avait annoncé alors « une guerre infinie » au terrorisme.

Le leader du parti socialiste prévient que ces organisations terroristes, qui deviennent de plus en plus non maîtrisables, rappellent l’histoire du monstre de Frankenstein qui s’est retourné contre son créateur. Hanoune a prévenu par ailleurs que l’Algérie n’est pas à l’abri du mouvement terroriste Daech. « Toute atteinte aux acquis sociaux ou politiques du peuple algérien est un prélude à la prolifération du mouvement Daech ».

« La politique de l’austérité imposée au peuple, l’interruption des programmes de développement en raison de la baisse des cours du pétrole seront perçus comme une provocation », a-t-elle averti. La chef du parti socialiste estime qu’il y a mille et un moyen de compenser la baisse de la rente pétrolière, autre que d’appliquer le plan d’ajustement structurel que le FMI veut imposer encore une fois à l’Algérie comme il l’a déjà fait en 1990.

« L’Etat peut largement compenser le déficit, sans pour autant recourir à l’austérité ou à la compression des effectifs », a-t-elle soutenu en recommandant l’impôt sur la richesse et la lutte contre la corruption et l’invasion fiscale.

« Il n’y a rien de tout cela car l’Etat ne veut pas assainir l’économie nationale des pratiques malhonnêtes », a-t-elle lancé, en accusant le parti unique d’être la matrice de la corruption. Elle a avancé pour preuve la position de la justice dans l’affaire Khalifa qui a épargné ceux qui ont été à l’origine même de la création de l’empire El khalifa.

Abordant la loi de finances complémentaire 2015 et le projet de loi de finances pour 2016, Louisa Hanoune considère que ces lois ne sont pas pour alléger les difficultés financières qui pèsent sur l’Etat algérien depuis la chute brutale des cours du pétrole. Elle a cité entre autres la suppression de la TAP (l’impôt sur l’activité professionnelle), qui risque de priver les collectivités locales de 2 % de ses revenus.

Elle a également critiqué la restriction des recrutements dans les secteurs dépendant de la fonction publique où un nouveau recrutement devrait égaler trois départs à la retraite.

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