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Nationale

Une année 2014 exceptionnelle en… crimes

Une année 2014 exceptionnelle en… crimes

Pour plus de 12 millions d’habitants sur une superficie de plus de 80 000 km², le 1er Commandement régional de la Gendarmerie nationale (CRGN) de Blida, qui chapeaute 11 groupements du centre du pays, a été contraint d’augmenter son effectif et de revoir sa stratégie anti-criminalité, les réseaux de trafic ayant développé leurs modes opératoires.

Protéger les zones suburbaines et lutter contre les criminels sont autant de missions assignées au 1er CRGN. Pour y arriver et veiller à la sécurité de la population du Centre, plus de 50 000 gendarmes ont été mobilisés. Avec 396 brigades territoriales éparpillées sur un ensemble de 64 compagnies, la Gendarmerie nationale occupe une grande partie du terrain dans le Centre.

Quelque 13 groupes d’intervention (GIR), 10 sections de sécurité routière (SSR), 7 sections de sécurité de l’autoroute Est-Ouest, 8 sections de recherches, 52 sections de sécurité et d’intervention (SSI), 5 brigades de recherches, 3 sections de sécurité des trains, une section de protection de l’environnement, une autre de protection du patrimoine culturel, 4 brigades de protection des mineurs et 3 équipes aériennes, le 1er CRGN a mis en place toute une stratégie de lutte.

Il occupe les principaux axes de la région centre. C’est grâce à cet important effectif que la sécurité a pu être maintenue dans cette région où le terrorisme est toujours actif, les groupes terroristes tentant toujours de commettre des attentats à l’image de l’enlèvement du Français Hervé Gourdel en octobre 2014 ou encore de l’assassinat du P/APC de Bordj El Amir Abdelkader à Médéa. Pour contrer les groupes armés, le CRGN a déployé un dispositif assurant une couverture de 83% de la surface des 11 wilayas du Centre.

L’autoroute Est-Ouest, passerelle d’agresseurs

En 2014, les gendarmes du centre du pays ont traité 18 334 affaires de délits et crimes pour lesquels 12 981 personnes ont été interpellées, dont 3 630 ont été placées en détention.

Parmi ces affaires, 8 922 sont liées aux atteintes aux personnes, ce qui démontre la progression du phénomène des agressions. En tout, explique la Gendarmerie nationale, 7 424 personnes impliquées dans des agressions ont été arrêtées, dont 1 367 ont été mises en prison. Pour mieux expliquer ces chiffres, il est important de souligner que la plupart des agressions en 2014 ont été l’œuvre de groupuscules de jeunes qui formaient des bandes de malfaiteurs qui agressaient les usagers de la route ou les piétons.

Le phénomène a pris de l’ampleur en 2014 où plus de 3 000 agressions ont été signalées sur l’autoroute Est-Ouest. Concernant les atteintes aux biens, les gendarmes ont traité 7 494 affaires ayant conduit à l’interpellation de 3 186 auteurs dont 1 122 ont été emprisonnés. La plupart des atteintes aux biens enregistrés durant l’année 2014 ont ciblé les biens publics, comme les édifices et les établissements.

La protestation contre les élus a augmenté en 2014

En 2014, les gendarmes d’intervention n’ont pas chômé, la protestation des citoyens contre leurs conditions de vie enregistré une hausse vertigineuse dans les wilayas du Centre. D’après les chiffres présentés, hier, par le 1er CRGN, il a été constaté 731 interventions dans le cadre de la sécurité publique après des protestations de citoyens contre leurs élus, où un dérapage a été signalé. Les protestataires, jeunes et adultes, ont parfois usé de grands moyens pour tenter de détruire des édifices publics afin de manifester leur colère contre les conditions dans lesquelles ils vivent.

Aussi, la distribution de logements sociaux a été l’une des causes de soulèvement des populations dans le centre du pays, où plusieurs familles ont affiché leur colère du fait qu’elles n’ont pas bénéficié d’un logement dans le cadre de la lutte contre l’habitat précaire que mènent actuellement les pouvoirs publics. Le trafic de drogue en hausse au Centre Dans le cadre de la lutte contre le trafic de drogue, les gendarmes des 11 wilayas du Centre ont traité 1 121 affaires ayant conduit à l’arrestation de 1 692 personnes, tandis que plus d’une demi-tonne de kif traité et 9 844 comprimés de psychotropes ont été saisis.

Un grand nombre des personnes arrêtées a été placé en détention, soit 1150 individus, ce qui dénote l’ampleur prise par le trafic de drogue dans les villes du Centre. En moyenne, 5 individus sont chaque jour appréhendés pour trafic de drogue. Autre phénomène en vogue ces derniers mois, le trafic de psychotropes. Ce genre de drogue en comprimés est introduit depuis les frontières du Sud, notamment du Mali où les réseaux de trafic ont, durant l’année 2014, redoublé d’activité vu la grande demande des consommateurs du nord du pays.

La chasse aux immigrants clandestins bat son plein

Les tensions que vivent les pays voisins ne mettent pas l’Algérie à l’abri, avec l’arrivée en masse sur son territoire de familles entières qui viennent loger dans les rues, sous les tentes ou, pour les plus chanceux, dans les Centres d’accueils mis à leur disposition par l’Etat. En 2014, le 1er CRGN a initié une vaste action consistant à éradiquer les tentes anarchiques dressées un peu partout dans les villes du Centre par des familles maliennes, nigériennes et tchadiennes.

Ces opérations s’inscrivent dans le cadre de la lutte contre l’immigration clandestine. En chiffres, en 2014, les gendarmes des 11 wilayas du Centre ont traité 417 affaires liées à l’immigration clandestine, ce qui a donné lieu à l’arrestation de 989 ressortissants africains et arabes, notamment des Maliens, des Syriens, des Nigériens, des Tchadiens et d’autres encore comme des Marocains qui sont, eux aussi, fortement présents dans les villes algériennes.

Selon le 1er CRGN qui a communiqué ces chiffres, 84 immigrants clandestins, arrêtés dans le Centre du pays, ont été reconduits vers leur pays d’origine, tandis que 833 ont été emprisonnés pour différents délits, crimes tout en étant en situation irrégulière. Ils sont généralement impliqués dans des affaires de trafic de faux billets, de drogue et d’or.

Plus de 10 000 têtes de cheptel volées

Parmi les crimes ayant connu une hausse en 2014, on trouve le trafic de cheptel. Sur ce plan, le 1er CRGN a indiqué qu’il a été enregistré le traitement de 910 affaires liées aux vols de cheptels qui ont concerné 10 051 têtes, dont 9 307 moutons (3 822 ont été récupérés), 334 vaches et 410 chèvres.

Les premières victimes ne sont autres que les éleveurs qui, malgré les armes à feu que certains détiennent, font l’objet de vols au quotidien commis par des bandes de malfaiteurs et des réseaux soigneusement structurés et équipés de grands moyens, entre autres de camions.

Cette hausse des vols de cheptels a été enregistrée malgré la présence, de plus en plus renforcée, des patrouilles des gendarmes, qui ont pu interpeller 228 trafiquants dont 134 ont été placés en prison. La région du Centre est connue pour son élevage de moutons et de vaches.

C’est le cas des wilayas de Djelfa et d’Aïn Defla ou encore M’sila où des milliers d’éleveurs possèdent de grands troupeaux, ce qui rend la tâche des gendarmes encore plus difficile. Il convient de noter que la plupart des auteurs de vols de cheptel ont été arrêtés suite aux appels téléphoniques sur le numéro vert de la Gendarmerie nationale « 10 55 ». Les interventions rapides des gendarmes ont permis d’intercepter les trafiquants en flagrant délit.

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