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Nationale

Une alliance des associations algériennes de France en 2017

Une alliance des associations algériennes de France en 2017

Après avoir organisé un rassemblement le 15 février 2015 à Givors-salle Brassens, en région lyonnaise, en France, avec la participation de plus de 150 présidents d’associations et de fédérations, en plus de personnalités venus y assister, la communauté algérienne établie en France a entend se déployer au sein d’une « puissante fédération ».

Pour ce faire, les participants à ce rassemblement ont constitué une structure fédérative dénommée : Alliance nationale des associations algériennes de France (ANAAF). Le congrès de cette organisation doit se tenir en mars 2017.
D’ici là, chaque région doit s’organiser pour préparer cet évènement », a appris avant-hier Le Jeune Indépendant de Abdelkader Raffed, initiateur aux côtés de Bachir Ouazène et signataire de l’appel lancé le 5 février dernier.

Selon des données non officielles, les Algériens vivant en Europe en 2012 sont au nombre de 5 millions. Dotée d’une richesse reconnue et d’un apport enrichissant, la communauté algérienne éprouve aujourd’hui le besoin de s’organiser afin d’être acteur de son destin et contribuer à réussir, d’abord et avant tout, son intégration et celle de ses enfants dans le pays d’accueil.
Dans leur appel du 5 février 2015 au nom du comité provisoire, Bachir Ouazène et Abdelkader Raffed font état d’une communauté représentant plus de 80% de l’émigration à l’étranger, « hélas !, vivant une situation particulière en éprouvant un double sentiment d’indifférence entre ses membres et d’abandon vis-à-vis de son pays d’origine. Cet état de fait contraste avec l’époque où la communauté a vécu dans une relation forte et organisée sous l’égide d’une même et unique structure appelée l’Amicale des Algériens en Europe (AAE) ». Et d’ajouter : « Depuis la disparition de ce cadre (AAE, ndlr) dont l’existence n’a pas survécu à l’avènement du multipartisme, rien n’est venu maintenir ce lien qui constituait, qu’on le veuille ou non, un trait d’union et un cadre de rencontre et de solidarité, et ce en dépit de ses limites. » On peut lire aussi dans le communiqué que la composante (de l’immigration) a fortement changé, « et si elle rend illusoire la reproduction du même schéma organisationnel, notre initiative n’affecte nullement ce besoin pressent et récurrent de vouloir mettre en place une entité qui servirait de cadre référentiel à travers lequel la communauté puisse se retrouver, se reconnaître et agir ».
Les signataires de l’appel souhaitent « provoquer une prise de conscience et un sursaut salutaire de ses membres afin de se prendre en charge et mettre en place ce cadre fédérateur qui manque tant à la communauté algérienne de France ». « A cet égard, l’actualité récente qui l’a mise, à son corps défendant, sous les feux de la rampe, sans qu’une voix autorisée ne s’élève pour s’exprimer en son nom, démontre combien ce vide et cette léthargie lui sont préjudiciables », conclut le communiqué.

La communauté algérienne établie à l’étranger en général et celle vivant particulièrement en France, car elle est la plus importante, se cherche. Les colonnes des médias nationaux et étrangers n’ont de cesse de faire cas de nombreuses récriminations dont font l’objet nos représentations diplomatiques dans ce pays européen, en raison du piètre service qu’elles rendent à nos ressortissants qui y vivent, quand elles ne sont pas carrément aux abonnés absents dans certains cas.

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