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Nationale

«Une accusation qui ne tient pas debout !»

«Une accusation qui  ne tient pas debout !»

Issue d’une famille ayant servi la justice et ayant occupé des postes clés au sein de l’appareil judiciaire, Mme N.D. qui jouit d’une bonne réputation parmi les siens.

Après avoir travaillé plus de 20 ans dans le secteur, en qualité de greffière elle n’a jamais douté un instant qu’elle finirait par être poursuivie en matière pénale, puis incarcérée durant 20 jours à l’établissement pénitentiaire d’El Harrach pour un délit qu’elle n’a jamais commis.

Elle n’a à aucun moment douté un instant par ailleurs qu’après avoir travaillé au niveau du tribunal de Bir Mourad Rais durant quinze longues années, elle finirait par être inculpée pour usurpation de qualité par le premier responsable du parquet de la République du tribunal de Bir Mourad Rais, Abdelaziz Boudraâ, lequel avait occupé le poste de procureur de la République adjoint au niveau du tribunal d’Hussein Dey.

Ce dernier qui était dans son bureau en compagnie d’une autre magistrate, à savoir, Mme K. S. avait dans un premier temps ordonné à la greffière en question-, qui est montée le voir à titre personnel pour lui exposer un problème relatif à sa réintégration dans son poste initial,- de revenir le lundi (journée de réception des citoyens et des justiciables).

Quelques instants plus tard, il ordonne au policier en faction au tribunal de lui retirer sa carte d’identité et de la déférer devant ses instances. Arrêtée au seuil de la porte du tribunal alors qu’elle s’apprêtait à rejoindre son domicile familial, elle est traduite devant le même responsable qui ordonne qu’une instruction soit ouverte à son encontre pour usurpation de qualité de magistrat élève. 

A la suite de quoi, elle fut emmenée au commissariat situé à quelques mètres seulement du siège du tribunal et contre toute attente, elle a été transférée vers la prison d’El Harrach sans qu’elle ne soit auditionnée.

Deux jours plus tard, elle a été présentée devant le président du tribunal correctionnel, section des flagrants délits. Interrogée à propos des graves accusations portées contre elle, l’inculpée a nié tous les faits qui lui ont été reprochés, en déclarant au juge en charge du dossier : « Je ne me suis présentée en tant qu’élève magistrat ! ».

Elle a par ailleurs affirmé qu’elle ne « pouvait le faire pour la simple raison que tout le monde la connaît au sein du tribunal, à commencer par l’agent de sécurité jusqu’au président du tribunal en passant par les policiers en faction au tribunal, les greffiers et les avocats ».

Elle a poliment et gentiment sollicité sa relaxe pure et simple des faits qui lui ont été reprochés pour pouvoir rejoindre son poste et élever son fils âgé de 18 ans qui a décroché son baccalauréat. Après examen du dossier, elle a été condamnée à six mois de prison avec sursis assortis d’une amende de 50 000 dinars.

Avant-hier, la mise en cause, qui a comparu devant les juges de la 3e Chambre pénale prés la cour d’appel d’Alger dirigée par le président Ouchene Mansour qui a remplacé la présidente Mme Oudina Fouzia, promue en tant que conseillère à la Cour suprême, clamé haut et fort son innocence en déclarant au juge, convaincu de son implication, qu’elle ne s’est jamais faite passer en tant qu’élève magistrat.

« Comment voulez-vous monsieur le président que je me présente en qualité d’élève juge dans un lieu ou tout le monde me connaît en tant que greffière ! », dira-t-elle
Il convient de signaler que le représentant du parquet général a requis l’aggravation de la peine prononcée contre elle lors du premier jugement.

Quant à son avocat, il a axé sa plaidoirie sans le manque flagrant des preuves légales et matérielles culpabilisant sa cliente. Dans le même volet, il a clamé haut et fort : « Personne n’est venue pointer du doigt ma cliente qui ne sollicite de votre honorable cour qu’une chose : être rétablie dans ses droits notamment professionnels.

Elle a sacrifié toute sa jeunesse, Monsieur le président, pour qu’en guise de reconnaissance elle se retrouve poursuivie dans une affaire pénale et plus précisément pour un délit qu’elle n’a jamais commis ! ».

Il a enfin sollicité son innocence des graves faits qui lui sont reprochés. L’affaire est mise en délibérations pour la semaine prochaine par les juges de la 3e Chambre pénale près la cour d’appel d’Alger.

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