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Nationale

Un ultimatum d’un mois lancé au ministère de l’Education nationale

Un ultimatum d’un mois lancé au ministère de l’Education nationale

Le Syndicat national des corps communs et ouvriers professionnels interpelle la ministre de l’Education nationale à pour prendre en charge leur plate-forme de revendications. Un ultimatum d’un mois lui a été lancé.

La patience des corps communs et ouvriers professionnels semble avoir atteint ses limites. Ces derniers menacent de renouer avec la protestation au cas où la tutelle ne réagit pas à temps.

« Nous ne comptons pas nous taire jusqu’à ce qu’il y ait une prise en charge réelle de notre plate-forme de revendications », a lancé M. Sidali Bahari, hier en marge des travaux de son conseil national qui a débuté le 11 février dernier.

Ce syndicaliste a mis l’accent sur le tâtonnement du département de Nouria Benghebrit dans l’application des décisions prises à l’issue de la dernière rencontre qui a eu lieu le 30 novembre 2014. « Le SNCCOPEN a signé un PV avec les représentants du ministère afin de prendre en charge une série de nos revendications mais, jusqu’à présent, rien n’a été fait », s’est indigné M. Bahari.

Ce dernier a appelé le ministère de tutelle à revoir la situation socioprofessionnelle de cette tranche de travailleurs. « Nous avons assez attendu ; c’est à la tutelle de répondre à nos revendications », a martelé le conférencier, qui a tenu à rappeler que son syndicat était le premier à avoir signé la Charte d’éthique et de stabilité dans le secteur de l’éducation, et ce dans l’intérêt de l’élève et de l’école.

Le SNCCOPEN réclame notamment l’obtention du titre de « travailleurs de l’éducation » conformément au décret exécutif 315/08, la révision de la classification des corps communs et de leurs salaires, l’augmentation de la prime de rendement à 40%, le droit à la formation continue, la révision des horaires, la création de nouvelles primes au profit de ces travailleurs, ainsi que la suppression des articles 19 et 22 de la loi générale de la fonction publique relatifs au système de contractualisation.

Pour ce qui est du dossier des statuts particuliers, le président de ce syndicat demande l’ouverture du dossier relatif aux décrets exécutifs 04/08 et 05/08 de cette tranche de travailleurs. S’agissant du dossier des œuvres sociales, M. Bahari a rappelé que « les œuvres sociales sont le bien de tous les travailleurs du secteur, tous corps confondus, mais sur le terrain, une seule catégorie, à savoir le personnel pédagogique, en profite pleinement ».

« La logique voudrait que les plus démunis soient privilégiés et en profitent plus », a-t-il déploré. Un avant-projet sur la révision de la gestion des fonds des œuvres sociales sera déposé mardi prochain au niveau du ministère de l’Education nationale.

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