-- -- -- / -- -- --
Culture

Un tournage en Palestine

Un tournage en Palestine

Ouyoun El-Harramia, le dernier film de la cinéaste palestinienne Najwa Najjar est présenté ce vendredi 5 juin, à la salle Maghreb, dans le cadre de la compétition longs-métrages de la huitième édition du Festival international d’Oran du film arabe.

Sorti durant l’automne 2014, Ouyoun El-Harramia (Eyes of a Thief-Les yeux d’un voleur) de Najwa Najjar sera projeté en présence de la réalisatrice et des comédiens incarnant les rôles principaux dans ce film, à l’instar de l’artiste algérienne Souad Massi et de l’Egyptien Khaled Abou El-Naja. Inspiré de faits réels, Ouyoun El-Harramia relève de l’histoire de Tareq, un Palestinien emprisonné par les forces coloniales israéliennes.

Libéré dix ans plus tard, il retourne à sa ville et tente de retrouver sa fille disparue. Ce film dont le scénario est également écrit par Najwa Najjar lui est inspiré par l’action héroïque d’un Palestinien contre des soldats israéliens en 2002.

La réalisatrice a accompli ses études en cinéma aux Etats-Unis, elle compte à son actif un parcours entamé dans le film documentaire et fiction à travers plusieurs courts-métrages qui lui ont valu nombre de récompenses comme ceux intitulés Yasmine toughani (Le Chant de Yasmine, en 2005) et Naim et Wadee’a.

Depuis sa sortie, Ouyoun El-Harramia sera lui aussi nominé dans plusieurs festivals internationaux, notamment aux Etats-Unis pour la prestigieuse cérémonie des Oscars, en Australie, au Brésil, en Egypte, en Inde et en Angleterre. Khaled Abou El-Naja campe un rôle majeur dans ce film, il a lui aussi remporté le Prix du meilleur acteur au dernier Festival international du film du Caire en Egypte.

Ce film constitue le second volet de Grenades et Myrrhe (2008), le premier long-métrage de Najwa Najjar. Il aura fallu attendre six ans pour voir la première mondiale de 

Ouyoun El-Harramia, un drame psychologique qui se déroule en Cisjordanie. Il débute au durant l’Intifadha palestinienne de 2002 avant de revenir à l’heure actuelle.

D’après la réalisatrice, « le tournage a eu lieu principalement à Naplouse où, tous les soirs, l’armée israélienne faisait des incursions sur notre tournage. Je me souviens d’un moment où des coups de feu ont éclaté, l’équipe islandaise nous a demandé ce qui se passait.

« Oh, ce n’est qu’un mariage », leur avons-nous répondu en plaisantant – mais c’est bien sur, une très grande responsabilité. Il est essentiel de s’assurer que tout le monde est en sécurité, c’est pour cette raison que nous étions, avec toutes les équipes concernées, préparés pendant presqu’un mois ».

Commentaires
Email
Mot de passe
Prénom
Nom
Email
Mot de passe
Réinitialisez
Email