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Nationale

Un sommet de l’opposition le 30 mars

Un sommet de l’opposition le 30 mars

L’opposition a décidé d’organiser son second sommet le 30 mars prochain. Bien qu’aucun lieu n’ait été indiqué par l’Instance de concertation et de suivi, en raison du refus des hôtels et autres complexes de la banlieue algéroise d’abriter ce rendez-vous, l’opposition a décalé de quelques jours son sommet, initialement prévu au début de la dernière semaine de mars. Les membres de l’ICS ont profité de leur dernière réunion pour mettre au point l’ordre du jour de ce sommet, ainsi que le contenu des documents qui y seront adoptés.

C’est ainsi que l’ICS s’est mise d’accord pour élargir son front politique en invitant les partis non agréés par le ministère de l’Intérieur et qui réclament depuis des mois une autorisation pour la tenue d’un congrès constitutif ou un agrément pour exercer publiquement leurs activités partisanes. Selon nos informations, il y a une dizaine de formations non agréées qui ont accepté d’adhérer à cette structure de l’opposition et surtout de participer aux travaux du sommet. Des personnalités politiques seront également de la partie, comme en juin 2014 à Zéralda. Cependant, des sources de l’opposition indiquent que plusieurs de ces personnalités politiques refusent d’assister au sommet, soit pour des considérations politiques, soit pour des raisons “intellectuelles”. C’est ainsi qu’on est sûr que l’ancien président Liamine Zeroual ou l’ex-ministre des Affaires étrangères Ahmed Taleb Ibrahimi ont fait comprendre à certains acteurs de l’opposition qu’ils ne pourront pas être “associés à cette démarche”. De même qu’il est encore aléatoire d’y voir encore une fois l’ancien chef de gouvernement Mouloud Hamrouche aux côtés des leaders de la Coordination nationale des libertés (CNLTD) ou du Pôle des forces du changement que mène le candidat malheureux des présidentielles de 2004 et de 2014. Certaines sources évoquent même le retrait de ce sommet de deux autres anciens chefs de gouvernement, Sid Ahmed Ghozali et Mokdad Sifi.

S’agissant des autres partis politiques, l’opposition s’est montrée sceptique, en dépit de l’espoir de voir le FFS ou le Parti des travailleurs rejoindre leur démarche. Dernièrement, le premier secrétaire du FFS a affirmé que le projet de son parti sur la “refondation d’un consensus national” n’est pas enterré définitivement. Poussant plus loin son diagnostic, Mohamed Nebbou estime que son projet est le seul remède à la crise qui secoue le pays. Des milieux politiques avancent que le FFS s’apprête à entamer prochainement de nouvelles consultations politiques sur ce chantier “délicat” de la tenue d’une conférence nationale sur le consensus.

Quant au PT, il semble que la crise interne du parti, avec l’apparition inattendue d’un mouvement de redressement, risque de peser lourd dans la balance et pourrait bien l’affaiblir et le mettre out. C’est le cas du Front national algérien de Moussa Touati, qui s’est effacé depuis belle lurette et qui n’a pas cessé de critiquer férocement les acteurs du sommet de Zeéralda.
Les analystes s’attendent, lors de ce second sommet, à voir la CNLTD appuyer sa plate-forme de Mazafran, notamment les trois principes clés de sa revendication : création d’un organe autonome chargé d’organiser et de surveiller les élections générales, la tenue d’une élection présidentielle anticipée et la mise en place d’un gouvernement d’union nationale. Des principes ou conditions qui expliquent le pourquoi de leur appel à une transition plus ou moins courte. Ce sont ces préalables qui rebutent aussi bien les autorités et les mouvances présidentielles qui les soutiennent que certaines personnalités et autres formations politiques. 

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