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Nationale

Un sommet de l’opposition en perspective

Un sommet de l’opposition en perspective

L’opposition ne veut absolument pas perdre de temps. Alors qu’elle vient de participer à Ouargla à la manifestation contre l’exploitation du gaz de schiste en compagnie de plusieurs organisations et autres collectifs citoyens de la région, cette opposition, regroupée autour de la coordination nationale des libertés et pour la transition démocratique et du pôle du changement, veut profiter de la dynamique créé pour renforcer ses structures et maintenir la pression sur le pouvoir.

Selon les leaders CNLTD, un sommet de l’opposition est en préparation, dont la tenue pourrait bien avoir lieu avant la fin du mois d’avril. Des indiscrétions parlent même de la date du premier anniversaire du scrutin de la présidentielle qui a vu l’élection pour un quatrième mandat d’Abdelaziz Bouteflika.

Pour des observateurs de la scène politique nationale, ce sommet de l’opposition devrait regrouper pratiquement toutes les sensibilités et les mouvances qui manifestent un rejet de la politique actuelle du gouvernement ou des autorités.

Des partis politiques agréés ou pas, des mouvements et des associations de la société civile, ainsi que des personnalités nationales seront consultés et invités à participer à ce grand forum.

Objectif déclaré par le chef du parti Ennahda : établir le bilan d’une année d’opposition frontale au pouvoir et à ses desseins, évaluer la démarche globale de l’instance de concertation et de suivi (ICS) créé dans le sillage de la CNLTD, et faire des propositions, comme la mise en place d’une nouvelle feuille de route ou d’un agenda politique.

Il est également question de débattre de la récente initiative du chef du MSP, Mokri, qui veut à lancer des consultations globales avec plusieurs interlocuteurs, dont le cercle présidentiel, alors que le projet du FFS, celui d’une conférence nationale sur le consensus avait été rejeté, voire critiqué par l’opposition, notamment par ses acteurs les plus durs.

Aux dires de nos analystes, ce sommet de l’opposition devrait couper l’herbe sous les pieds du FFS, qui tente encore une fois de relancer son projet, croyant qu’il existe des fissures au sein de l’opposition et au sein des sphères qui gravitent autour du pouvoir.

C’est l’objectif non déclaré des initiateurs qui veulent, non pas rééditer le sommet de Zeralda de juin 2014 et la naissance de la plateforme, mais fédérer les actions de toute l’opposition dans un front élargi et commun.

Selon des sources, les leaders de l’opposition ont bien compris que la structure de la CNLTD est bien étroite pour accueillir d’autres forces politiques, comme le mouvement Rachad ou le collectif des anciens du l’ex-FIS dissous, ainsi que les autres associations des anciens détenus islamistes.

Ce sommet serait ainsi l’occasion de donner une autre chance à l’opposition pour se refaire une santé et surtout de médiatiser ses démarches. Il est clair également que les chefs de la coordination nationale des libertés tentent de populariser leurs actions et surtout d’attirer du monde, des militants et des sympathisants, afin de combler leur grand déficit, celui de l’une absence d’une assise populaire et citoyenne à leur projet.

D’ailleurs, c’est le point sensible qui permet au FLN et autres dirigeants des autres partis de les critiquer et de leur lancer des défis du genre « remplissez une seule salle et vous serez crédible ! », comme ne cesse de le marteler ironiquement Amar Saâdani.

Reste maintenant à savoir comment l’opposition va procéder pour lancer ses consultations, qui va préparer ce rendez-vous politique, et si ce sommet ne risque pas de changer la thématique
initiale de la plateforme de
Zeralda ?

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