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Nationale

Un sommet de l’Alliance présidentielle le 10 janvier

Un sommet de l’Alliance présidentielle le 10 janvier

Il semble bien que les événements s’accélèrent sur la scène politique. La date légale de convocation du corps électoral, en principe le 17 janvier 2019, approche à grands pas, alors que les spéculations les plus fortes et les plus insistantes évoquent un report sine die de la présidentielle.
Rien d’officiel jusqu’à présent, d’autant que même les plus hautes autorités n’ont daigné démentir ces rumeurs que les médias et les réseaux sociaux ne cessent de diffuser. Que se passe-t-il réellement ?
Bien que personne parmi les chefs des partis politiques membres de la mouvance présidentielle n’en a évoqué le moindre mot, des sources sûres ont confirmé au JI la tenue mercredi dernier d’un sommet de l’Alliance présidentielle au palais du gouvernement .
Moad Bouchareb, Ahmed Ouyahia, Amar Ghoul et Amara Benyounès se sont retrouvés pour une réunion élargie à des hauts cadres de la présidence, notamment des conseillers. A l’ordre du jour, notre source avance la question du report de la prochaine élection, ainsi que l’idée de la tenue d’une conférence nationale dite de consensus, lancée par Ghoul.
Selon nos informations, rien n’a été décidé, ni tranché sur ces deux points chauds. Les patrons des quatre partis politiques, le FLN, le RND, le Taj et le MPA, ont convenu, par contre, de se voir une seconde fois, le 10 janvier prochain, pour un autre sommet déterminant.
L’idée d’une conférence nationale élargie à d’autres formations politiques, qui se sont déjà constituées en petits fronts, comme l’a fait l’ANR, mais aussi avec les organisations syndicales, le patronat et le mouvement associatif semble faire son chemin. Une idée qui n’est pas nouvelle, puisque le pays a déjà connu ce scénario en janvier 1994, juste à la fin du mandat de deux ans du Haut Comité d’Etat de Ali Kafi, constitué après l’assassinat de Mohamed Boudiaf en juin 1992. Il faut également rappeler les initiatives prises au temps du défunt président Chadli Bendjedid, quand le chef du gouvernement Sid Ahmed Ghozali avait lancé ses fameuses conférences de dialogue non stop, juste après la crise de la grève des islamistes de juin 1991.
Mais la conjoncture est différente. Les patrons de la coalition présidentielle veulent, officieusement, la continuité du mandat du président Abdelaziz Bouteflika, en cherchant sans doute les prétextes politiques, l’habillage juridique ou les arguments nécessaires, comme la « légitimité du réel », concept inventé par Ouyahia, pour cette opération gigantesque.
Aucune feuille de route précise et tranchée n’est disponible sur le futur processus qui attend les Algériens. Mais, aux dires de nos sources, le sommet du 10 janvier devrait valider les décisions de report de la présidentielle, d’aller vers cette conférence nationale, de remettre sur le tapis une profonde refonte de la Constitution et de lancer en parallèle des réformes dans les lois sur les partis politiques et la loi électorale.

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