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Nationale

Un retour bouché

Un retour bouché

C’est pratiquement toutes les agglomérations du pays qui ont vécu l’enfer au premier jour du retour aux écoles qui a coïncidé, pour la première fois, avec la rentrée universitaire.

La plupart de ceux qui étaient sur les routes n’ont pu arriver à temps à leur destination. Certains ont rejoint les écoles et leur lieu de travail après deux à trois heures de retard en moyenne en dépit des efforts de la police et de la gendarmerie pour réguler la circulation.

A Alger comme à Constantine ou Oran, les automobilistes ont subi une journée infernale, à telle enseigne que beaucoup ont baissé les bras et rebroussé chemin. D’autres ont tenté de trouver des raccourcis afin d’éviter les bouchons. Mais c’était peine perdue.

Les raccourcis et les ruelles ont été également pris d’assaut par ceux qui croyaient avoir trouvé la bonne issue. « Nous avons eu tous la même idée au même moment », dit un conducteur qui s’est trouvé face à un autre bouchon en empruntant un raccourci. « C’est le premier jour de la rentrée scolaire, c’était prévisible que la circulation routière allait être un calvaire », disait un conducteur de bus qui a relié Bou-Ismaïl-Alger en trois heures.

« De Cheraga à Dely Ibrahim j’ai mis deux heures », se plaignait Wassila, employée dans un ministère. « Je me dirige d’Aïn Benian vers Saïd-Hamdine. J’ai passé 2h30 sur la route et je n’ai même pas effectué la moitié du chemin », écrivait Raouf sur sa page Facebook.

A Tizi Ouzou, Azzedine Maktour affirmait qu’il était resté coincé pendant 50 minutes sur un tronçon de 1,5 km pour conduire sa fille à l’école. Naïma Khelfaoui, fonctionnaire, indiquait qu’elle a fini par souffrir de crampes et de vertiges étant donné qu’elle est restée immobile trois heures sur les routes.

« J’ai mis deux heures pour me diriger de Kouba à Ben Aknoun », faisait savoir Lamia qui a estimé que la pluie a contribué à transformer les routes en un goulot d’étranglement tandis qu’on signalait un accident à Garidi qui a bouché toutes les voies menant vers Hussein Dey, Kouba, Birkhadem, Ben Aknoun et les Sources.

Bien que beaucoup aient pris le soin de sortir très tôt, ils ont vite déchanté fasse au calvaire qui les attendait. « Pour arriver à 8h à mon lieu de travail se trouvant à Aïn Benian, j’ai dû sortir de chez moi, à Bab Ezzouar, à 5h du matin », dit un automobiliste. La police et la gendarmerie ont mis les bouchées doubles.

Des hélicoptères de la police ne cessaient de survoler la capitale pour repérer les points noirs. Ni les gendarmes de la section routière ni les policiers de la sécurité routière ne pouvaient gérer le flux très important des voitures qui circulaient aux premières heures de la matinée d’hier.

Dans le centre-ville d’Oran, les axes menant vers les boulevards Benzedjreb, Ben M’hidi, Khemisti ou vers Medina Djedida, y compris le Front de mer étaient paralysés. Seul le tramway circulait à Oran au milieu de la rage des automobilistes qui n’hésitaient pas à emprunter les rails devant des policiers occupés à réguler la circulation. Epuisés, de nombreux conducteurs sont descendus de leurs voitures pour fumer, se dégourdir ou économiser du carburant et faire reposer le moteur.

Certains se sont consolés en surfant sur le Net pour faire part de leurs mésaventures ou pour alerter leurs responsables afin qu’ils ne soient pas considérés comme absents. Pour beaucoup, l’encombrement des routes dans la capitale est un vieux casse-tête qui fait souffrir les automobilistes dont le nombre croît disproportionnellement par rapport aux infrastructures routières. Le lancement du métro d’Alger et des tramways à Oran et Constantine ne semble pas décongestionner les villes. Les pouvoirs publics sont quasiment impuissants face à ce problème. 

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