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Nationale

Un régime électoral pour contrer le trafic d’influence  

Un régime électoral pour contrer le trafic d’influence  

Le noeuveau code électoral en gestation  traitera l’ensemble des carences constatées auparavant, notamment celles liées aux conditions de candidature ainsi que le financement  des campagnes électorales. C’est ce qu’a affirmé ce mercredi le président de l’Autorité  nationale  indépendante des élections (l’ANIE), Mohamed Chorfi, précisant que les  nouveaux  amendements viseront à «contrecarrer le trafic d’influence».

Concernant la vision de son ANIE par rapport au nouveau régime électoral, M. Chorfi a indiqué qu’il est prévu de l’adapter aux changements de la scène politique, soulignant que le futur code ne permettra pas à n’importe qui de se porter candidat et donnera naissance à des «candidats propres».

Ainsi, le nouveau  texte, a-t-il dit, exigera un certain nombre de conditions telles que le diplôme universitaire pour accéder à des postes de responsabilité, précisant que la dégradation de niveau constaté chez certains encadreurs de bureaux de vote est due aux insuffisances du code actuel.

Ce dernier, a-t-il expliqué, exige de l’encadreur d’être résident dans la même commune où il exerce le travail d’encadrement lors des rendez-vous électoraux. Cette condition, a poursuivi M. Chorfi, devient un facteur favorisant l’interférence des relations personnelles  dans l’exercice professionnel durant les mandats, ajoutant que selon les prochains amendements, l’encadreur devra être résident dans la wilaya.

Aussi, la première mouture du code électoral, censée être remise prochainement aux acteurs politiques pour débat et enrichissement, comprendra la régulation des normes de transparence relatives à la campagne électorale, loin, a-t-il souligné, du trafic d’influence à même de faire barrage à la corruption ayant tant terni l’image des échéances électorales précédentes.
«Une stratégie interne a été mise en place à l’effet de faire face à toute tentative d’atteinte à l’intégrité et à la transparence des prochains scrutins», a déclaré le président de l’ANIE.

Allusion faite aux révélations fracassantes qu’a connues récemment le procès en cours lié aux affaires du «montage automobile et financement occulte de la campagne électorale du candidat à la présidentielle de 2019, Abdelaziz Bouteflika». Un énième épisode du feuilleton de l’inextricable relation incestueuse entre l’acte politique et l’argent sale.

A propos de ce qu’il qualifie comme «gangrène répandue dans l’administration», M. Chorfi a tenu à expliquer qu’il s’agit de personnes qui entravaient le travail de l’Autorité des élections, notamment lors du dernier référendum. Selon lui, «le peuple a annoncé la rupture totale avec les pratiques de l’ancien ordre, surtout lorsqu’il est  question du choix des futurs élus, censés  traduire la volonté populaire».

Tout en mettant l’accent sur le rôle de l’ANIE dans la préservation de la voix du peuple, son président appelle à la contribution de «l’élite» dans le processus électoral, dans le but de combler le manque de moyens de la jeune instance. Selon ses précisions, l’ANIE a vu la participation de pas moins de 370 «gardiens du scrutin» bénévoles, ayant eu pour mission de veiller, entre autres, au bon déroulement du scrutin.

Pour ce qui est des prochaines échéances, législatives et locales, M. Chorfi a affiché un ton qui se veut «rassurant» quant à l’ouverture du champ aux jeunes, notamment les universitaires et les femmes, et ce en vertu du nouveau régime électoral.

Evoquant la question d’une éventuelle implication de la société civile dans la pratique politique, à travers des assemblées représentatives à même de rivaliser avec les partis politiques, le président de l’ANIE a estimé que la société civile pourrait être «un support démocratique» et non «un réservoir des élus». Il a relevé, dans ce sens, que le nouveau texte entend introduire «des mécanismes efficaces pour consacrer la démocratie participative».

Une position qui pourrait être « réconfortante» pour nombre de partis ayant déjà exprimé leur  «méfiance» quant à ce statut «ascendant» de la société civile, qui s’est imposée pendant la crise  sanitaire à travers son travail de proximité et son soutien apporté à la population.

 

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