Un rassemblement de syndicalistes autonomes à Alger à l'occasion du 1er-Mai – Le Jeune Indépendant
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Nationale

Un rassemblement de syndicalistes autonomes à Alger à l’occasion du 1er-Mai

Un rassemblement de syndicalistes autonomes à Alger à l’occasion du 1er-Mai

Les syndicats algériens autonomes ont choisi la journée lundi, 1er-Mai, Journée internationale des travailleurs, pour tenir un rassemblement à la place du 1er-Mai pour exprimer leur malaise par rapport aux restrictions syndicales, la dégradation du pouvoir d’achat des travailleurs et l’inflation galopante. C’est ce qu’a indiqué un communiqué des syndicats algériens autonomes.

Devant la situation actuelle à laquelle les syndicats algériens autonomes sont confrontés, ces derniers estiment que « l’Algérie est face à un danger majeur suite à la violation directe des libertés syndicales, de la Constitution ainsi que de toutes les conventions internationales dans ce domaine signées par l’Algérie, notamment 87 et 98 , et ce après l’adoption des deux projets de loi relatifs aux modalités d’exercice syndical, au règlement des conflits du travail et au droit de grève », a précisé un communiqué des syndicats algériens autonomes.

Au cours de cette rencontre, les syndicats ont décidé d’organiser leur rassemblement près de la centrale syndicale de l’UGTA  pour faire entendre leur voix. Une occasion pour eux, selon le communiqué, d’exprimer leur malaise, notamment par rapport aux « conditions sociales des fonctionnaires » mais aussi en ce qui concerne les « restrictions des libertés syndicales ».

Cette action a été décidée à l’issue de la tenue d’une réunion de concertation entre plusieurs syndicats autonomes, réunis mercredi dernier au siège du Cnapeste pour un débat sur la situation sociale et professionnelle des travailleurs.

Les syndicats ont, une fois encore, saisi l’occasion pour lancer un autre appel, sollicitant l’intervention du président de la République Abdelmadjid Tebboune, pour le retrait des deux textes de loi sur le droit syndical et la grève. Ils demandent l’ouverture d’un débat « approfondi », notamment sur certains articles de ces projets qui ne sont pas en faveur de l’exercice syndical et du dialogue social, et ce dans le but de promouvoir le travail syndical et le dialogue social dans le pays. Il est noté également dans le communiqué que les syndicats algériens autonomes dénoncent tous les dépassements dont ont fait l’objet les travailleurs et les éducateurs, y compris les agressions sur les imams à Tlemcen, Constantine, Tizi Ouzou, tenant pour responsable le gouvernement et le Parlement de la suite des événements suite à l’adoptions des deux projets de l’exercice syndical et du droit de grève. Selon la même source, les syndicats vont continuer leur combat jusqu’au bout.

Par ailleurs, les syndicats autonomes ont réaffirmé, dans un communiqué rendu public, le rejet absolu des deux lois sur l’exercice syndical, modifiant les lois 90/14 et 90/02 et approuvées récemment par le Parlement. Par le fait, disent-ils, que les deux lois constituent « une violation grave et sans précédent des droits et libertés syndicaux et leur violation de la Constitution et des conventions internationales ».

Ils ont réitéré leur appel pour la mise en place d’un observatoire national du pouvoir d’achat pour maintenir les équilibres face à la forte inflation et à la flambée des prix à la consommation. Ils précisent que la dégradation du pouvoir d’achat et des conditions socioprofessionnelles des fonctionnaires a atteint un niveau déplorable, avant de souligner que « les récentes augmentations salariales ne sont pas à la hauteur des aspirations des salariés et des travailleurs en raison de l’inflation et de la hausse des prix ».

Les syndicats réitèrent leur appel au président de la République

Pour sa part, Boualem Amoura, secrétaire général du Syndicat algérien des travailleurs de l’enseignement et de la formation (SATEF), a déclaré au Jeune Indépendant : « Nous avons décidé tenir un rassemblement demain, à la place du 1er-Mai pour montrer notre mécontentement comme d’habitude et dire que nous sommes contre les deux projets de loi relatifs à l’exercice syndical et au droit de grève. Nous avons appelé les structures nationales, à savoir les membres des bureaux nationaux et des conseils nationaux, à prendre part à ce rassemblement après que la direction de la réglementation de la wilaya d’Alger nous a refusé l’organisation d’une marche sans même avoir accepté de recevoir notre requête. Nous avons donc décidé de tenir un rassemblement pacifique et bien ciblé. »

Le syndicaliste a ajouté que « le choix du lieu du rassemblement n’est pas anodin. Il est symbolique car coïncidant avec la Journée internationale des travailleurs, mais malheureusement, en Algérie, cette journée est synonyme de tristesse pour les travailleurs à cause de l’érosion du pouvoir d’achat, l’entrave aux exercices syndicaux avec l’adoption des deux lois. Même si tout est verrouillé, nous les syndicats essayerons de tenir ce rassemblement ».

M. Amoura est revenu sur l’appel des syndicats algériens autonomes au président de la République pour retirer les lois car elles vont à l’encontre de la Constitution et des conventions internationales signées par l’Algérie.

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