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Nationale

Un pétrole bon marché n’arrange ni les producteurs ni les groupes pétroliers

Un pétrole bon marché n’arrange ni les producteurs ni les groupes pétroliers

Le directeur de recherche en énergie et professeur en économie, Amor Khellif, a estimé que les prix pourraient évoluer à 65 dollars si les signataires de l’accord respectaient leur quota de production en permanence.

S’exprimant lors de son passage à l’émission « L’Invité de la rédaction » de la chaine 3 de la Radio Algérienne, cet économiste a considéré que le pétrole bon marché n’arrange pas les pays producteurs encore moins les grands groupes pétroliers qui ont été contraints de geler leurs investissement. 

Citant l’Agence internationale de l’énergie (AIE), il a affirmé qu’un budget mille milliards de dollars d’investissement dans l’industrie pétrolière a été bloqué suite à l’effondrement des cours de l’or noir ces dernières années.

« Les grosses compagnies pétrolières ont du renoncer à leur projets d’investissement notamment dans l’exploration du pétrole et du gaz car ils ne voulaient pas investir à perte avec un prix du pétrole de moins de 30 dollars le baril », a-t-il expliqué en déduisant que « le premier bénéficiaire de ce renchérissement des prix sont, d’abord, les compagnies pétrolières, qui ont fait savoir qu’elles ne contenteraient pas d’un coût du baril dévalué ».

Il a toutefois rappelé que c’est la croissance économique mondiale qui détermine la demande pétrolière. « Si demain il y aura une hausse importante de la croissance mondiale, la demande mondiale en pétrole va automatiquement augmenter et vis-versa », a-t-il soutenu. 

A propos de la transition énergétique, il affirme que celle-ci ne se réalisera pas sans le pétrole, lequel, a-t-il assuré, en ajoutant que le pétrole continuera de constituer un élément « fondamental » de l’équilibre entre les niveaux d’offre et de demande, « sur le long terme » et à se pérenniser, durant longtemps, comme source d’énergie.

Il exclut, à ce propos, que l’exploitation du pétrole et du gaz de schiste puisse parvenir à s’imposer face au brut « en raison de son cycle de vie relativement court et d’une exploitation extrêmement coûteuse ».

Il a évoqué à ce propos le renoncement de nombreuses compagnies pétrolières aux investissements dans le gaz et le pétrole de schiste. « On continuera de consommer le pétrole sur les 30 et 40 prochaines années d’où l’objectif des compagnies pétrolières de concentrer leur investissements dans l’exploration et l’exploitation pétrolières et gazières », a-t-il souligné.

Interrogé sur les réserves pétrolières et gazières en Algérie, il a affirmé que l’Algérie devrait penser à pérenniser ces ressources sur les 40 prochaines années afin d’assurer les besoins de la demande du marché interne. « Nos géologues confirme qu’il y a en effet un amenuisement des réserves nationales en hydrocarbures et même les exportations la production de pétrole et de gaz ont régressé », a-t-il constaté.

A propos de la transition énergétique, il a estimé important d’impliquer les privés et les collectivités locales qui devraient encourager l’utilisation des énergies propres. Pour cela il faut un cadre institutionnel qui permet de créer une structure indépendante et concurrentiel à Sonelgaz », a-t-il préconisé.

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