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Nationale

Un panel interministériel pour désamorcer la tension à Azzazga

Un panel interministériel pour désamorcer la tension à Azzazga

Un panel composé des secrétaires généraux des ministères de l’Environnement, des Travaux publics, des Ressources en eau et de l’intérieur et des Collectivités locales ainsi que du secrétaire général du Secrétariat national aux forêts a effectué mercredi dernier une visite d’inspection dans la wilaya de Tizi-Ouzou où il a été question d’examiner sur le terrain les chantiers considérés comme « phares » du développement.

Le représentant du ministère des Travaux publics a fait part de sa satisfaction quant à l’avancée des travaux de la pénétrante devant relier Tizi-Ouzou à l’Autoroute est-ouest d’une distance de 48 Km. Les délais pour lesquels le groupe algéro-turc, ENGOA-OZGUN-NUROLI, s’est engagé, et qui est de 36 mois, peuvent être honorés, vu les moyens humains et matériels engagés sur le chantier.

Il en est de même pour les travaux de la déviation de la ville d’Azazga sur une distance de 8,5Km et la prise en charge du glissement de terrain. Selon le contrat signé par l’entreprise contractante, cette déviation sera livrée au cours du mois de juillet de l’année en cours.

En revanche, les fiches techniques portant sur la situation en gaz naturel et sur le lycée du quartier Amyoud (Nouvelle-ville de Tizi-Ouzou) ne reflètent aucunement la réalité du terrain. Ce lycée du quartier Amyoud aurait dû être livré il y a deux années de cela.

A l’inspecteur, les responsables du chantier ont présenté une fiche technique indiquant que le taux d’avancement était de 90%, alors qu’il a été constaté que ce taux ne dépassait pas les 70%. D’ailleurs, lors de la visité qui a été consacré, à ce chantier, il y a deux années par les officiels, le taux indiqué sur la fiche technique était loin de refléter la réalité.

Il a été fait comprendre au panel interministériel que ce lycée encore largement en chantier accueillera les élèves dès septembre prochain. Concernant le chapitre portant sur le Gaz naturel, les données contenues dans la fiche technique présentée au village de Tamassit dans la commune d’Aghribs reflètent bien la réalité.

Le taux de raccordement de l’ensemble des foyers de la wilaya de Tizi-Ouzou arrêté au 3I mars dernier est de 62 %. Plus tard au salon d’honneur de la wilaya, le secrétaire général du ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales, Ahmed Adli, notera que les foyers de la wilaya de Tizi-Ouzou seront tous alimentés en Gaz naturel au cours de l’année 20I6.

Or, le wali a déclaré en 20I3, à l’issue d’un conseil de wilaya consacré à ce chapitre, que le taux de raccordement « atteindra 95 % d’ici à la fin de l’année 20I4 « . En ce début d’année, c’est le directeur des mines et de l’industrie de la wilaya qui a déclaré au Jeune Indépendant que « le gaz naturel sera assuré pour l’ensemble des foyers de la wilaya à la fin de l’année 20I5 ». 

Toujours est-il, cependant, que le grand danger menaçant la wilaya de Tizi-Ouzou est de nature environnementale. En découvrant la décharge publique à ciel ouvert en pleine forêt de Yakouren (Azazga), le représentant du Secrétariat national aux forêts a déclaré d’une voix ferme et solennelle au Premier responsable de la commune d’Azaga, Mustapha Bouadi : « Une telle situation est inacceptable ! « .

Sur une distance de plus 70 mètres, c’est une véritable montagne de déchets qui se sont amoncelées. La fumée résultant de l’incinération des déchets est omniprésente. Les conséquences de ce désastre sur la santé humaine ne sont pas à ignorer aussi.

Et pour preuve : dès l’arrivée sur ces lieux « maudits « de l’importante délégation, un groupe de citoyens s’étant rassemblés pour faire part de leur refus de l’installation de cette décharge sur ce lieu même. Le secrétaire général de la wilaya de Tizi-Ouzou les a assuré que ce calvaire sera bientôt qu’un mauvais souvenir.

Le commis de la wilaya de Tizi-Ouzou s’est basé sur les strictes recommandations données au Président d’APC d’Azazga par le secrétaire général du ministère de l’Environnement. En effet, le représentant du ministère de l’Environnement a vivement recommandé à Mustapha Bouadi de cesser immédiatement d’utiliser ce coin de forêt comme décharge publique et dans l’attente d’une construction d’un CET (centre d’enfouissement technique), d’utiliser celui de Fréha. Par ailleurs, ce haut fonctionnaire du ministère de l’Environnement a donné des ordres stricts afin de nettoyer toute la forêt. « Il faut également veiller au ramassage des canettes et autres bouteilles de bière « , a poursuivi l’interlocuteur du Président de l’APC d’Azazga.

Le secrétaire général du ministère de l’Environnement a enfin rassuré Mustapha Bouadi que son département ministériel accordera les subventions nécessaires au profit de l’APC d’Azazga pour ses opérations de la protection de l’environnement dont la construction d’un CET.

Le site devant accueillir ce CET se trouve dans la commune d’Aghribs, plus exactement au lieudit « Bouhlalou ». Deux sites ont été proposés et visités par le panel interministeriel et la délégation l’accompagnant.

Le comble, c’est qui ces deux sites proposés se trouvent aussi dans une zone de maquis. Autrement dit, les défenseurs de la nature ou ceux qui peuvent se servir du prétexte de la protection de la nature, ou encore ceux qui peuvent voir le danger d’un CET pour la santé humaine pourront fort bien empêcher la réalisation de ce projet.

D’ailleurs, nous avons appris plus tard dans les coulisses que les habitants des villages environnants pourraient accepter tout, excepté l’implantation d’un CET en ce lieu. Alors ? – La solution idoine serait la construction de CET selon les normes internationales.

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