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Culture

Un Opéra des Opéras

Un Opéra des Opéras

Quatre vocalistes, accompagnés de l’Orchestre de l’Opéra d’Alger sous la direction de Amine Kouider, ont animé, dans la soirée de ce mercredi 19 avril, un concert Opéra des Opéras.

Tout au long d’une suite d’extraits des plus célèbres opéras de la musique classique, quatre jeunes voix lyriques ont égayé, deux heures durant, l’Opéra d’Alger Boualem-Bessaih organisateur de l’évènement.

Les sopranos Ibtissem Amrane et Anissa Hadjersi, les ténors Hadj Aissa Amara et Adel Brahim, étudiants du professeur Abdelhamid Belferrouni à l’Institut national supérieur de musique, ont repris des pièces des XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles.

Le Bourgeois gentilhomme de Jean Baptiste Lully, Les Noces de Figaro de Wolfgang Amadeus Mozart, Le Barbier de Séville de Gioacchino Rossini, Elexir d’Amor de Dominico Gaetano Mana Donizetti, Carmen de Georges Bizet, La Traviata et Aida de Giusseppi Verdi, Turandot de Giacomo Puccini, O sole moi d’Eduardo di Capua et Die Lustige Witwe Duett (la veuve joyeuse) de Franz Lehar, seront rendus par la cinquantaine d’instrumentistes et les quatre vocalistes aux capacités techniques remarquables et au talent prometteur.

Les voix suaves aux larges tessitures de Anissa Hadjersi, Hadj Aissa Amara et Adel Brahim se sont mis à des pièces de référence, celles qui font les programmes des grandes écoles de musique dans le monde.

Ils ont embarqué l’assistance dans un voyage dans des tours de chant avec précision et puissance. L’interprétation de Ibtissem Amrane (21 ans) a elle aussi fait l’unanimité, ornant avec grâce le silence religieux de la salle. 

Après s’être produits en solo, puis en duo, les vocalistes se sont érigés en quatuor, marquant la fin du récital avec la pièce Orphée aux enfers-Galop » de Jacques Offenbach, également entonnée par l’assistance, sur invitation du maestro Amine Kouider.

Dans des atmosphères solennelles et des usages rigoureux propres à la musique d’opéra, le chef d’orchestre Amine Kouider s’est s’adressé – avec humour parfois – au public entre les différentes pièces pour le renseigner sur la genèse de l’Opéra à travers les siècles, depuis l’utilisation, au XVIe siècle, par le chef d’orchestre du « brigadier » (bâton avec lequel on donne les trois coups annonçant le début d’un spectacle de théâtre) pour battre la mesure et permettre à ses musiciens de saisir la cadence.

Amine Kouider ambitionne de « répandre, par de tels exercices pédagogiques, la culture de la musique symphonique dans la société » et propulser avec autant de souplesse que d`autorité l’ex.

Orchestre symphonique national au niveau des « formations de référence dans le monde », a-t-il expliqué. Une double tâche qu’il entend servir avec « dévouement et persévérance », rapporte l’Agence presse service d’Algérie. Le même spectacle est prévu pour le lundi 8 mai dans la même salle, un rendez-vous pris surtout pour ceux qui n’ont pas pu avoir leur billet, mercredi. 

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