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Nationale

Un nom à inscrire au panthéon de l’Algérie reconnaissante

Un nom à inscrire au panthéon de l’Algérie reconnaissante

Les éditions poursuivent, à la librairie Chaïb-Dzaïr, avec l’animation de Sid-Ali Sekhri, leur hommage aux glorieuses pages d’histoire qui ont marqué la révolution de Novembre. En ce début de semaine, il a été axé sur le parcours héroïque de Felix Colozzi, un Algérien d’origine européenne qui a milité toute sa vie pour que l’Algérie se débarrasse du joug colonial et retrouve sa souveraineté.

Felix Colozzi est l’exemple même du militant intègre, animé par ses qualités : la sincérité, le devoir de justice, la générosité, le patriotisme ainsi que son profond attachement au sol qui l’a vu naître. La terre de sa naissance, c’est l’Algérie dont le peuple a été victime de la violence et de la persécution du colonialisme français.

Cette injustice, Felix Colozzi ne pouvait l’admettre. Pourtant, il était d’origine européenne et pouvait se comporter comme la majorité de ses compatriotes que le colonialisme a acquis à ses vues. Avec un courage digne d’admiration, il ne l’a pas fait, obéissant seulement à ses principes moraux.

Sa ligne de conduite méritoire allait à l’encontre et était même en totale contradiction avec les membres de sa propre famille, qui exigeaient que l’Algérie reste éternellement sous le joug colonial. Il fallait encore une fois bien du courage et de la hardiesse à Felix Colozzi pour rompre ses liens familiaux et passer à la lutte armée avec les moudjahiddine.

Il faisait partie du groupe de combat de Yveton et aurait pu être condamné à mort et être exécuté comme lui. Il a échappé à cette terrible sentence. Arrêté, il a passé des années en prison en Algérie puis en France, jusqu’à la veille de l’indépendance. De ces années de militantisme, de patriotisme et d’emprisonnement dans les geôles coloniales, il a publié un livre ayant pour titre « Mémoires de prison ».

Dans un style simple, naturel et profondément émouvant, ce patriote, dont le nom doit être inscrit au panthéon de l’Algérie reconnaissante, raconte, en tant que témoin, les exactions horribles commises par le colonialisme contre le peuple algérien.

Il réaffirme la noblesse de son itinéraire de combattant pour la libération de l’Algérie du joug colonial et de son oppression, mettant en avant que cette action de toute une vie n’a été pour lui qu’un devoir, une mission à accomplir, rien de plus, sans attendre de récompense.

D’ailleurs, il se sent gêné par les hommages méritoires qui lui sont rendus régulièrement. Il est fier et hautement honoré d’avoir contribué, sous l’impulsion de valeurs universelles, à la victoire de l’Algérie.

Les éditions ANEP continuent le cycle des hauts faits de la révolution de Novembre avec, ce mardi, la présentation du film de Lotfi Cheriet sur la bataille de Souk Ahras.

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