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Nationale

Un narcotrafiquant de Sour El Ghozlane écope de 15 ans de prison

Un narcotrafiquant de Sour El Ghozlane écope de 15 ans de prison

Siégeant en matière correctionnelle, le tribunal d’El Harrach a condamné un narcotrafiquant de drogue, répondant aux initiales de S.R, originaire de Sour El Ghozlane (wilaya de Bouira), repris de justice, demeurant aux trois caves, à 15 ans de prison ferme.

Le mis en cause, qui a été arrêté suite à une descente routinière des éléments de la police judiciaire dans la banlieue est de la capitale, alors en état de fuite et faisant l’objet d’un mandat d’arrêt lancé à son encontre par le juge d’instruction du pole judiciaire du tribunal d’Alger, a nié avoir été le « fournisseur « des régions d’El Harrach et d’El Semmar, en matière de cannabis.

Il a par ailleurs nié avoir été en possession de 5 kg de kif traité arguant que « la marchandise appartenait à B.A qui a exercé sur lui des pressions l’ayant poussé de quitter sa ville natale pour aller s’installer dans la localité d’El Harrach pendant une année ».

A la question de savoir s’il faisait partie d’un groupe organisé spécialisé en matière de commercialisation de drogue (15 individus), l’inculpé a clamé haut et fort : « Je fais l’objet d’un coup monté de toutes pièces par B.A. suite à un litige relatif aux revenus de la vente illégale de drogue. Ce dernier usait de toutes ses connaissances notamment au niveau du commissariat de Sour El Ghozlane pour intimider les gens « Et d’ajouter : « B.A. m’a même proposé d’aller au Maroc pour visiter les champs du cannabis allant jusqu’à me falsifier un passeport ». 

Appelé à la barre pour donner sa version des faits en tant que témoin, B.A. alors inculpé dans la même affaire et pour les mêmes motifs, à savoir commercialisation de cannabis, il a déclaré à la présidente en charge du dossier : « J’ai collaboré avec les éléments de la police judiciaire de Sour El Ghozlane sur autorisation non seulement du chef de la sûreté de Médéa mais aussi du procureur de la République près le tribunal de Sour El Ghozlane au début des années 2000, pour le démantèlement du réseau que gérait R.T. »

En guise de remerciements, ajoutera le témoin : « Je me retrouve poursuivi dans cette affaire au même titre que l’inculpé principal. Je suis vraiment déçu car je me suis fait avoir par ceux censés me protéger… »

Le procureur de la République a requis la perpétuité contre S.R estimant que toutes les preuves légales et matérielles sont formelles, notamment en ce qui concerne la vente illégale de stupéfiants.

Le procureur est longuement revenu sur le casier judiciaire de l’inculpé : « C’est un récidiviste en matière de vente illégale de cannabis. Il purge déjà une peine de15 ans de réclusion criminelle dans une affaire relative à 20 kg de kif traité. Le verdict a été prononcé à son encontre par le tribunal criminel de Bouira. »

L’avocat de S.R. a lancé à la présidente chargée de l’affaire : « Je jure madame la présidente que mon client est innocent des faits qui lui sont reprochés. Il paye aujourd’hui les frais d’un règlement de comptes de la part d’un indicateur des services de sécurité B.A. que tout le monde craignait dans la localité. Moi aussi j’ai été victime des agissements de ce dernier. »

Il convient de signaler que l’inculpé S.R. a bénéficié de larges circonstances atténuantes conformément aux articles 53 bis du code pénal et 592 du code de procédures pénales, après avoir collaboré avec les services de sécurité pour le démantèlement du réseau des narcotrafiquants.

Son avocat a décidé d’introduire un appel à la Chambre pénale près la cour d’appel d’Alger pour la révision de la peine prononcée à l’encontre de son client. 

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