Un mois de résistance dans la bande de Ghaza : Israël compte ses pertes
Un mois après le début de l’agression terroriste contre la bande de Ghaza, l’armée sioniste s’enlise davantage et ne réalise aucun de ses objectifs qui étaient de «déraciner» le mouvement de la résistance palestinienne Hamas de Ghaza et de « liquider » ses chefs. Les combattants de la résistance palestinienne infligent de lourdes pertes, matérielles et humaines, aux forces d’occupation qui mènent l’assaut terrestre sur l’enclave palestinienne sous blocus depuis plus de 16 ans.
L’invasion terrestre tourne au cauchemar pour la soldatesque israélienne qui ne parvient pas à prendre pied à Ghaza. Confrontés à une résistance armée, farouche, organisée et efficace, les israéliens essuient de grandes pertes à chaque tentative d’incursion et se retirent laissant derrière eux leurs chars et blindés calcinés par les feux de la résistance. Ayant échoué à entrer dans la ville de Ghaza, l’entité sioniste se venge sur les civils en accentuant les raids aériens et les bombardements à l’artillerie lourde.
Les sionistes ont payé fort les tentatives d’incursion dans les quartiers El Zeitoun, au nord du camp balnéaire et à l’est de Beit Hanoun. Selon des chiffres israéliens, 35 soldats ont été neutralisés par les combattants et plus de 350 autres sont blessés. Les chiffres israéliens restent invérifiables puisque de sévères restrictions médiatiques et censure sont imposées aux médias et aux statistiques sur les victimes de la guerre imposée à la bande de Ghaza.
Si ces raids ne lui ont pas apporté la victoire terrestre, ils ont, en revanche, détruit une grande partie de la ville palestinienne et fait plus de 10.000 victimes parmi les civils. Les crimes abjects de l’armée d’occupation sioniste, meurtres, destructions et déplacement, entrent en droite ligne avec les crimes de guerre et les crimes contre l´humanité tels que prévus par le droit international et notamment les conventions de Genève sur la protection des civils et des infrastructures économiques et sociales en temps de guerre.
La politique de la terre brûlée menée par l’occupation sioniste dans la bande de Ghaza, a empêché de poursuive les opérations de libération des prisonniers, selon le porte-parole des Brigades du martyre Izz al-Din al Qassem, la branche militaire du mouvement Hamas, Abou Obeida.
Il a révélé, hier, qu’al Qassem était, il y a quelques jours, sur le point de libérer 12 détenus de nationalités étrangères, mais l’occupation sioniste a fait obstacle à cette opération, notant que la situation sur le terrain engendrée par l’agression israélienne menace leur vie et entravent ce processus.
Il convient de rappeler que, le 23 octobre dernier, la résistance à Gaza a libéré deux prisonnières israéliennes détenues par le Hamas lors de l’opération Déluge d’Al-Aqsa via le poste frontière de Rafah, grâce à la médiation qatarie. Selon le porte-parole, l’ennemi israélien a refusé d’accepter les deux prisonnières qu’Al Qassem avait décidé de libérer pour des raisons humanitaires et médicales.
« En réponse aux efforts du Qatar, deux détenus américains ont été libérés pour des raisons humanitaires », a souligné Abou Obeida, ajoutant que leur libération est venue prouver au « peuple américain et au monde que les affirmations du président américain Joe Biden et de son administration fasciste sont fausses ».
S’agissant des prisonniers « israéliens », en majorité militaires, le Hamas avait indiqué qu’il «ne discuterait pas du sort des prisonniers de l’armée israélienne tant que Tel Aviv n’aurait pas mis fin à son agression contre la bande de Gaza ».
Au moment où les Palestiniens cherchent par tous les moyens à protéger les prisonniers, dont plus de 50 ont été tués par des raids israéliens, l’armée d’occupation cible ouvertement les quartiers résidentiels, les hôpitaux, les écoles et les mosquées, tuant plus de 10.000 personnes.
La moitié des victimes sont des enfants
Le ministère de la Santé à Ghaza a annoncé ce mardi que 10.328 personnes ont été tuées dans les bombardements sionistes dans la bande de Gaza depuis le début de la guerre, le 7 octobre. Le bilan des morts dans la bande de Gaza de cette guerre entrée hier dans son deuxième mois avait franchi le seuil de 10 000 morts, en majorité des enfants.
Alors que le nombre de morts parmi les enfants dans la bande de Gaza a dépassé le cap des 5000, Médecins sans Frontières (MSF) a réitéré hier son appel à un cessez-le-feu. C’est un besoin immédiat, vital, a souligné Claire Magone, la directrice générale de l’ONGONG Une organisation non gouvernementale (ONG) est une association à but non lucratif, d'intérêt public, qui ne relève ni de l'État, ni d'institutions internationales, précisant que c’est «la condition sine qua non de l’aménagement de véritables espaces d’humanité à Gaza».
Compte tenu des bombardements qui touchent tout le territoire et singulièrement les hôpitaux, a-t-elle expliqué, «il n’y a qu’un cessez-le-feu qui puisse permettre d’organiser le déploiement des secours» dans le territoire palestinien.
Et Michel-Olivier Lacharité, le responsable du programme Urgences de MSF, d’insister : «Si la conférence humanitaire internationale [qui doit se tenir à Paris ce jeudi] n’aborde pas la question du cessez-le-feu, les discussions seront seulement cosmétiques».
160 personnels de santé sont morts à Gaza. L’Organisation mondiale de la Santé livre un bilan glaçant du premier mois de conflit entre le Hamas et Israël. «Plus de 160 personnels de santé sont morts dans l’exercice de leurs fonctions en s’occupant des blessés et des malades. Ce sont ces personnes qui assurent le fonctionnement du système de santé grâce à leur dévouement, car elles ont trouvé le moyen de maintenir un certain niveau de service», affirme le porte-parole Christian Lindmeier.
Il appelle à une levée des restrictions sur l’aide médicale, affirmant que certaines opérations chirurgicales, y compris des amputations, se déroulaient sans anesthésie.
Plus de 36 journalistes tués
Un journaliste de plus tué dans la bande de Gaza. L’agence de presse officielle palestinienne Wafa a annoncé hier qu’un de ses journalistes à Gaza avait été tué dans une frappe israélienne. Selon l’agence, 42 membres de la famille de son journaliste Mohammad Abou Hassira, «dont ses enfants et ses frères», ont également péri dans le bombardement de sa maison. Au moins 36 journalistes et employés de médias ont été tués.
Israël tente de détruire toutes les infrastructures à Ghaza, le nombre de mosquées endommagées par les bombardements barbares de l’armée sioniste s’élève à 192, selon les autorités palestiniennes locales.
Salama Marouf, un responsable des médias à Ghaza, a déclaré lors d’une conférence de presse que 192 mosquées ont été endommagées, dont 56 ont été complètement détruites par l’occupation, en plus de trois églises visées par les bombardements.
« Treize établissements de santé ont été gravement endommagés et 16 hôpitaux et 32 centres de santé ont été mis hors service », a-t-il ajouté.
Il a également signalé que 222 000 logements ont été endommagés, 10 000 bâtiments ont été complètement démolis et 40 000 logements ont été complètement détruits par l’occupation et 222 écoles ont été également détruites.