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Nationale

Un million de jeunes vendeuses et vendeurs en Algérie

Un million de jeunes vendeuses et vendeurs en Algérie

L’entrée de notre pays dans l’économie de marché et la multitude des entreprises et compagnies étrangères installées en Algérie
ne favorisent pas uniquement une plus grande possibilité de recrutement mais offrent aussi une diversité dans la formation, riche en matière de choix de métier.

Selon des experts locaux, l’Algérie compte plus d’un million de jeunes vendeuses et vendeurs dont certains ont été formés par des écoles de formation dans la vente. Vendeurs « nomades », vendeurs à domicile, dans les boutiques et à la sauvette, tous ont un seul objectif : gagner beaucoup d’argent, ce qui leur permettrait d’avoir un avenir meilleur.

Du coup, les métiers de la vente sont devenus aujourd’hui une planche de salut pour des milliers de jeunes chômeurs qui ont connu le chômage pendant de longues années. Les vendeuses et les vendeurs formés par les écoles de formation dans la vente, dont certains sont universitaires, d’autres bacheliers et d’autres encore au chômage, ne se chargent pas de vendre uniquement des produits dans des magasins, mais se déplacent également pour proposer les produits des entreprises qui les emploient, à temps partiel ou à plein temps.

L’installation d’une multitude d’entreprises internationales de production en Algérie attire en nombre les jeunes filles et jeunes hommes souhaitant maîtriser le métier de la vente. Des jeunes diplômés et d’autres pas souhaitent investir ce monde, pour eux très passionnant.

« La force de proposition et d’innovation » est un savoir-faire recherché par de nombreux jeunes qui souhaitent suivre une formation dans ce domaine et intégrer une entreprise ou une compagnie multinationale installée en Algérie.

Des formations sont proposées dans notre pays pour accompagner l’entrée de l’Algérie dans l’économie de marché et former des cadres pouvant répondre aux besoins des entreprises étrangères en matière de recrutement de personnel qualifié dans ce domaine, devenu de plus en plus attrayant pour de nombreux jeunes.
Cette formation est proposée par nombre d’écoles de formation dont l’ESG-GROUP, qui propose une formation pour « conduire, structurer et maîtriser l’entretien de la vente en face-à-face avec le client ou prospecter ».

Cette formation s’adresse aussi aux entreprises dans le cadre du perfectionnement de son savoir-faire dans le domaine des ventes et l’augmentation de son efficacité commerciale. D’ailleurs, « augmenter votre efficacité commerciale » est une promesse faite, dans son slogan, par l’ESG-GROUP aux personnes et entreprises intéressées par cette formation.

Le grand engouement des jeunes

Convaincre un client d’acheter un produit est l’une des tâches attribuées au jeune qui, après avoir suivi une formation dans ce domaine, est recruté dans l’une des entreprises étrangères ou multinationales installées en Algérie. Abdelhamid est un jeune de 25 ans, licencié en sciences économiques. Il est l’un de ces jeunes ayant opté pour cette formation après avoir obtenu leur diplôme.

« Le monde de la vente me fascine.
J’ai obtenu ma licence l’année dernière et juste après, je me suis inscrit dans une école de formation qui me permet, actuellement, de travailler à temps partiel dans une entreprise étrangère proposant des produits de cosmétique », dit-il.

« Je fais dans la prospection et la vente de produits de cette entreprise, et cela demande un grand sens des relations humaines. Il faut savoir convaincre le client d’acheter ce produit et c’est tout un art, surtout face à la concurrence du marché qui devient rude », ajoute-t-il.
Vendre des produits est une procédure qui implique toute une chaîne, nous expliquent des jeunes ayant suivi une formation dans ce domaine.

« Il y a ceux qui choisissent les produits proposés pour la vente, d’autres qui tracent le périmètre et d’autres encore qui s’adressent aux clients.

Ceux qui vendent le maximum de produits obtiennent des primes d’encouragement », expliquent de jeunes diplômés recrutés par l’une des entreprises étrangères installées dans notre pays. « Faire preuve de dynamisme et avoir une bonne présentation ainsi qu’une grande culture générale est indispensable pour exercer ce métier et accompagner le client dans son choix », dit un jeune homme de 21 ans, étudiant à l’université des sciences et technologie Houari-Boumediene (USTHB) de Bab Ezzouar.

Ce sont surtout les étudiantes et les étudiants qui poursuivent leurs études à l’université et ceux qui travaillent déjà à plein temps ailleurs qui optent pour un travail à temps partiel dans une entreprise étrangère ou autre, proposant des produits à la vente, nous expliquent des jeunes recrutés dans le domaine.

Omar, étudiant et vendeur de produits cosmétiques

Omar, 28 ans, licencié en sociologie, poursuit ses études pour obtenir le diplôme de magister dans cette filière. « Pour me consacrer uniquement à mes études, le temps d’obtenir mon diplôme de magister en sociologie, j’ai préféré travailler à temps partiel et là, j’ai pensé au métier de la vente.

J’ai suivi une formation dans l’une des écoles et je travaille, depuis quelques mois, dans une entreprise étrangère de vente de produits informatiques.

L’argent gagné m’aide à subvenir à mes besoins, la bourse d’études restant insuffisante. Cet argent me permet d’acheter des livres qui me servent dans mes études universitaires », nous dit-il.
Nombreuses et nombreux sont celles et ceux qui, comme Omar, optent pour des emplois à temps partiel en vue de gagner de l’argent qui les aide à poursuivre leurs études et à acheter des livres dans le cadre de leurs études universitaires.

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