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Nationale

Un millier de crimes électroniques traités par la police en 2016

Un millier de crimes électroniques traités par la police  en 2016

Les crimes électroniques sont en croissance en Algérie. Si en 2014, le nombre des affaires traitées par la DGSN était de 211, en 2016, le nombre a été multiplié par cinq. Pas moins de 1 055 crimes électroniques ont été traités l’an dernier. Faut-il s’alarmer ?

La Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN) a participé avant-hier à la grande campagne mondiale de sensibilisation aux dangers de l’utilisation de l’Internet, notamment les réseaux sociaux, les premiers concernés de cette campagne étant les mineurs et les jeunes personnes.

La DGSN a tiré la sonnette d’alarme contre le « boom « des crimes électroniques en Algérie. En 2016, elle en a recensé 1 055 sur la Toile, surtout sur les réseaux sociaux où ces criminels d’un nouveau genre ciblent régulièrement les couches vulnérables de la société, à savoir les enfants, les mineurs et les jeunes personnes.

Selon la DGSN, qui vient de dévoiler ce chiffre, 946 internautes présumés criminels ont été arrêtés pour diverses affaires, entre autres pour atteinte à la sécurité des personnes, attaques électroniques contre des bases de données des entreprises et institutions, apologie du terrorisme, escroqueries et bien d’autres chefs d’accusation.

La DGSN a affirmé, à l’occasion de la journée mondiale de l’Internet (célébrée chaque 7 février par une centaine de pays), que plusieurs campagnes sont lancées par la Sûreté nationale afin de sensibiliser les personnes vulnérables aux grands dangers que représente la mauvaise utilisation de la Toile.
Organisée à Alger par la DGSN sous le thème de

« Soyez vous le changement « , la journée mondiale sur Internet a drainé une grande foule de participants, entre autres des hauts cadres de la DGSN, des professeurs d’université, des étudiants, mais aussi la société civile.

Sur sa page officielle Facebook, la DGSN s’est adressée aux enfants, mineurs et jeunes algériens en leur conseillant d’éviter certains sites dangereux sur la Toile comme, par la même occasion, elle a recommandé à ces catégories fragiles de la société de s’éloigner de la drogue, car beaucoup de criminels tentent de convaincre ces jeunes de consommer le cannabis.

« Chaque Internaute doit s’armer du sens de la responsabilité quel que soit son âge, son travail, son poste et sa situation sociale pour éviter la mauvaise utilisation de l’Internet. Il faut appliquer une culture collective chez les enfants et les jeunes pour la bonne utilisation de la technologie moderne numérique « a conseillé la DGSN, aux parents qui sont les premiers responsables.

Sur le même plan, la Sûreté nationale a appelé les Internautes algériens à une participation massive et à un seul slogan « Soyez vous le changement « sur son site officiel pour dénoncer la mauvaise utilisation des réseaux sociaux.

Cyberterrorisme, la grande menace

Le cyberterrorisme. Cette nouvelle forme de terrorisme en vogue dans le monde, dont l’Algérie n’est pas du tout épargnée. Chaque année, l’épouvantail EI appelé également Daech, arrive à recruter des centaines de jeunes djihadistes via l’Internet notamment sur les réseaux sociaux. Des dizaines d’Algériens ont rejoint les rangs de cette diabolique organisation terroriste après des premiers contacts sur les réseaux sociaux.

Les cybergendarmes qui relèvent de la Gendarmerie nationale ont déjà traité des centaines de cas depuis l’émergence de cette organisation criminelle. Mieux, pas moins de vingt réseaux liés à l’Etat Islamique, spécialement conçus par les terroristes pour le recrutement des djihadistes, ont été également démantelés. Les exemples sont légion.

Il y a à citer, à titre d’exemple, la jeune étudiante de Tlemcen qui, en 2015, a été appréhendée par les cybergendarmes dans le cadre d’une vaste enquête menée sur les réseaux sociaux, qui a permis le démantèlement d’un large réseau de Daech.

Aujourd’hui, les groupes armés arrivent à recruter de nouveaux jeunes djihadistes après des contacts avant de convaincre ces jeunes de gagner les rangs des terroristes.

C’est le cas en Syrie, en Irak, au Yémen, en Algérie, en Tunisie et même en Europe et aux Etats-Unis, là où des milliers de jeunes ont été recrutés sur la Toile. La police Internationale (Interpol) a dévoilé l’année passée le nombre des jeunes européens qui ont rejoint les rangs de l’Etat Islamique (EI) en Syrie et en Irak.

D’après Interpol, ils sont plus de 5 000 jeunes européens qui ont franchi les frontières turques pour aller en Syrie et se battre aux côtés de l’Etat Islamique et Jebhet El Nosra, l’autre groupe rival de Daech. L’Algérie, à l’instar des autres pays, a été affectée par le cyberterrorisme mais également la cybercriminalité. Deux sérieuses menaces qui guettent les Internautes, enfants comme jeunes.

Sur ce plan, selon le Centre de recherche juridique et judiciaire (CRJJ), près d’un enfant sur trois en Algérie a été victime de cyber intimidation. Ils ont reçu des messages méchants ou ont fait l’objet d’images humiliantes sur le Net. L’enfant algérien, à l’instar des autres pays du monde, est plus que jamais ciblé par des personnes anonymes difficiles à identifier.

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