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Culture

Un metteur en scène à l’écoute du public

Un metteur en scène  à l’écoute du public

Avec sa nouvelle pièce Adda zine el hadda dont la générale a eu lieu ce vendredi 12 mai au Théâtre régional d’Oran, le dramaturge Mourad Senouci affirme sa réussite, après trois décennies de pratique théâtrale, fidélisant son public en présentant nombre de pièces à succès.

Dans le monologue Adda zine el hadda, le comédien se retrouve de nouveau sur scène, tout comme dans Moutazawedj fi outla (Un mari en vacances, 2006) qui est à l’affiche depuis plus de dix annés.

Voilà un duo, Mourad Senouci-Samir Bouanani, qui jouit d’un franc succès. L’un est auteur et l’autre, comédien et metteur en scène.

Les deux hommes, partenaires au sein de leur troupe Mesrah Ennass, présentent actuellement Adda zine el hadda, un one man show sur l’émigration clandestine – harraga – qui met en scène le personnage Adda. Ce dernier se retrouve dans une île déserte avec une actrice de télévision, Ahlam, qu’il a tant aimé et suivi ses œuvres.

Pour le dramaturge Mourad Senouci, il y a certes de l’humour dans le (s)monologue(s) présentés, mais le public a surtout besoin de « s’identifier » dans les thématiques abordées, à caractère social notamment, « il va sans dire que sur scène, la pièce s’apprécie d’abord par la qualité de la prestation de l’artiste », rapporte l’Agence presse service d’Algérie. Et d’expliquer aussi : « A la nécessité de refléter des sujets d’actualité et de les traiter sur un ton humoristique, s’ajoute le souci du financement ».

Dans ce sens, il s’est félicité du fait que sa troupe a pu mobiliser sur ses fonds propres le budget de la dernière production Adda zine el hedda, précisant que celle-ci est réalisée grâce aux recettes du spectacle Metzeouedj fi otla qui a dépassé le seuil des 200 représentations tant en Algérie qu’à l’étranger : Etats-Unis, France et Maroc. Pour l’auteur, d’autres critères sont également essentiels pour réussir sa pièce, comme le choix de la langue d’expression, à savoir le dialecte.

Il faudrait également « être à l’écoute de la société », d’après M. Senouci. Ce dernier compte près de vingt pièces théâtrales, réparties entre ses propres créations et adaptations d’œuvres du patrimoine littéraire national et universel. Deux pièces sont traduites et jouées en tamazight.

Il s’agit de Imraa min warek, une adaptation de Ountha essarab du romancier algérien Wassiny Laaredj, et Keddab.com. Aussi, nombre de ses pièces sont destinées aux enfants comme Bab, Bibou à Paris, El assad oua el hattaba (Le lion et la bûcheronne) qui ont fait l’objet de publications en collaboration avec l’association de promotion de la lecture enfantine Le Petit lecteur d’Oran.

Ce dernier conte a également inspiré la réalisation d’un dessin animé de moyen-métrage, signée Moqadem Abdelkader, en collaboration avec ses collègues dessinateurs, informaticiens et infographistes de la télévision nationale. Le parcours artistique de Mourad Senouci est également évoqué dans son ouvrage Rihlet talatoune sana (trente années de voyage), publié en novembre 2015 par Dar El Baghdadi à Alger.

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