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Culture

Un livre ouvert sur la Cinémathèque algérienne

Un livre ouvert sur la Cinémathèque algérienne

Le Haut Commissariat à l’amazighité vient d’organiser la projection en avant-première d’un documentaire, réalisé par Sihem Merad, sur l’écran de sa salle El Khatam, rendant ainsi un hommage appuyé à la star de la Cinémathèque algérienne, Khadra Boudehane.

C’est une star authentique, car cette figure active du monde du cinéma algérien a contribué à l’édification d’un esprit et d’un univers propre à notre culture et à notre identité.

Khadra Boudehane a ainsi réussi à créer un monde culturel affectif national que seule la société coloniale avait introduit en Algérie. Avant l’indépendance, le cinéma était l’apanage des Européens et le peuple algérien n’en fut que le consommateur.

C’est avec la création de la Cinémathèque algérienne au début des années soixante que l’Algérie s’est approprié le cinéma. Khadra Boudehane faisait partie du personnel de cette institution dès son ouverture. Sa noble action consistait à accompagner aussi bien le public que les acteurs du cinéma.

Concernant le public, Khadra Boudehane a donné un visage profondément sentimental et humain à ces images projetées sur écran. Par son affabilité, sa modestie et la chaleur de l’accueil, elle a transmis aux petits comme aux grands sa passion pour le cinéma.

Pour les réalisateurs nationaux et les personnalités mondiales du cinéma, c’était une précieuse collaboratrice, leur simplifiant la tâche et leur donnant l’assurance dans la réussite de leurs projets cinématographiques. Par ces gestes attentifs et cette généreuse disponibilité, Khadra Boudehane a fait signer à la Cinémathèque algérienne, dans les années soixante-dix et quatre-vingt, ses pages glorieuses.

Les réalisateurs et les stars mondiales se succédaient à longueur d’années dans ses espaces, contribuant ainsi au rayonnement culturel de l’Algérie. elle est maintenant un livre ouvert et une encyclopédie vivante sur les premiers pas de l’histoire de notre cinéma. Elle a continué d’être au service de notre art cinématographique, en activant et en collaborant à treize éditions du Festival du film amazigh.

Elle a été également d’un dynamisme et d’un soutien indispensable pour la réalisation récente du documentaire sur le premier secrétaire général du Haut Commissariat à l’amazighité, un film réalisé par l’actuel responsable du HCA, M. 

Si El Hachemi Assad. Khadra Boudehane, toujours active, reste cette figure historique de notre cinéma, donnant encore le meilleur d’elle-même pour le rayonnement, de notre production cinématographique nationale et aussi, internationale. 

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