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Nationale

Un jugement est attendu dans les prochains jours

Un jugement est attendu dans les prochains jours

Le coup de gueule du ministre du Commerce, Bakhti Belaïb, sur le cas d’un importateur véreux qui est allé se réfugier à Dubaï, a semblé porter ses fruits puisque le procès concernant cette affaire est prévu ces jours-ci.

L’annonce a été faite par le ministre de la Justice, Tayeb Louh, qui a révélé hier que le l’affaire des deux conteneurs de pièces détachées non conformes « sera tranchée » dans les prochains jours par la justice. « L’affaire en question suit son cours normal au niveau de la justice. Un jugement est attendu, paraît-il, dans les prochains jours », a déclaré Louh à la presse en marge de l’adoption du projet de loi sur la composition de la Commission nationale des droits de l’homme à l’APN.

Le ministre de la Justice a aussi profité de cette sortie pour solder ses comptes avec son collègue du Commerce. « Lorsque la justice est saisie, le plaignant n’a qu’attendre le verdict tout en suivant de près son dossier au niveau du tribunal concerné. S’il conteste le verdict, les moyens de recours sont connus », a-t-il dit ; et d’ajouter en direction de son collègue : « Que celui qui a des dossiers et des preuves sur des affaires de corruption notamment n‘a qu’à les transmettre à la justice ».

Pourtant, depuis quelques jours, les deux ministres se sont renvoyé la balle par presse interposée, donnant ainsi l’impression de l’existence d’une certaine cacophonie au sein du gouvernement vite démentie par le ministre de la Communication, Hamid Grine, qui est intervenu pour « éteindre » le feu qui couvait entre les deux partenaires gouvernementaux.

Le ministre du Commerce continue, droit dans ses bottes, de soutenir que son ministère a toujours agi en conformité avec la loi en vigueur et travaillé « en coordination avec les différents services de protection de l’économie nationale et saisir automatiquement les instances judiciaires compétentes en cas de dépassement ou de fraude », selon un communiqué rendu public hier.

Il a rappelé que les deux conteneurs « ont été récupérés » et que son département a « engagé des poursuites judiciaires » contre les auteurs de l’infraction en déposant une plainte auprès du tribunal territorialement compétent en octobre 2015. « Les personnes impliquées ont été incarcérées à l’exception d’un accusé en fuite à l’étranger », a-t-il tenu à préciser. 

Pourquoi le ministre du Commerce s’est-il cru obligé de rappeler les missions des différentes brigades de contrôle de la qualité et de la répression des fraudes, notamment au niveau des frontières (aéroports et points de transit terrestres et maritimes) ? Et notamment le travail de coordination avec les différents services chargés de la protection de l’économie nationale (dont celui de la Justice) et saisit automatiquement les instances judiciaires compétentes en cas de dépassement ou de fraude ? 

Le communiqué du ministère intervient suite « aux déclarations et aux commentaires publiés dans certains journaux de la presse nationale sur la nécessité de saisir les instances judiciaires compétentes concernant les actes illégaux nuisibles à l’économie nationale ». Est-ce uniquement les interrogations de la presse qui ont fait sortir de ses gongs le ministre ou autre chose de plus pernicieux qui l’a mis mal à l’aise ? La justice, qui va instruire le procès qui va s’ouvrir dans les jours à venir, devrait mettre au jour les tenants et les aboutissants de cette scabreuse affaire qui n’a pas fini de faire parler d’elle.

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