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Monde

Un jour de paralysie

Un jour de paralysie

A une semaine d’intervalle, la grève dans le secteur de l’enseignement a touché, comme prévu, hier, le palier secondaire. Annoncé depuis quelques jours déjà, ce débrayage d’une journée voulu par le Cnapest, en signe de protestation contre l’intransigeance de la ministre de l’Education nationale, a été différemment suivi à Constantine, à en croire les échos recueillis à travers plusieurs lycées de la ville. Aussi, et contrairement aux attentes des initiateurs de la protestation, le mot d’ordre a été également suivi par un nombre non négligeable d’enseignants du moyen.

Dans les lycées de la banlieue ouest de la capitale de l’Est aucune perturbation des cours n’a été notée, à l’image du lycée Boudjnana-Hacène où les grévistes ont reçu un niet collectif.

Pourtant connu pour être un des fiefs de la protesta socioprofessionnelle des enseignants du secondaire à Constantine, le lycée Boudjnana a enregistré un taux d’absentéisme nul. A l’inverse, de l’autre côté de la ville du Rocher, notamment au nord et à l’est de la cité cirtéenne, la quasi-totalité des établissements moyens et secondaires a enregistré un taux de suivi assez important. A Djebel EL-Ouahch et Faubourg Lamy le chiffre a frôlé les 80%, avons-nous appris auprès d’une enseignante.

Un fait nouveau a toutefois fait son apparition dans les lycées de la ville des Ponts. Les lycéens prennent désormais seuls l’initiative de ne pas se rendre aux cours, mettant des fois dans l’embarras les enseignants « récalcitrants « . En effet, plusieurs professeurs refusant d’adhérer au mot d’ordre se trouvent ainsi contraints de suivre le mouvement, faute de « lycéens « . C’est le cas des lycées du centre-ville El-Houria et Fadila-Saadane, au Coudiat, ou encore celui de Réda-Houhou.

Rencontrés aux alentours d’un lycée à la cité Boussouf, des parents n’ont guère été tendres avec les professeurs contestataires. « Comment osent-ils (les enseignants NDRL) hypothéquer aussi facilement l’avenir de nos enfants ? », nous lance, irritée une parente qui semblait bien au fait du bras de fer entre les parties en conflit. Elle poursuit : « Il est certes prématuré de parler de débrayage mais le fait que leur syndicat ait maintenu son mot d’ordre pour ce lundi (hier) malgré les engagements de Mme Benghebrit est de mauvais augure. »

Notre interlocutrice n’hésitera pas par la suite à nous préciser que sa fille est en classe d’examen et que le retard enregistré depuis le début de l’année pénalise déjà suffisamment les élèves, notamment ceux en classe terminale. En effet, approchés, des lycéens nous ont précisé que plusieurs enseignants ont pris du temps avant de rejoindre leurs postes de travail. Certains n’ont entamé les cours qu’à la mi-octobre, nous disent, tout contents de vadrouiller aux alentours du technicum de Boussouf, nos interlocuteurs.

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