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Nationale

Un immigré condamné pour trafic de psychotropes

Un immigré condamné pour trafic de psychotropes

Reconnu coupable d’importation illégale de pas moins de 1 400 barbituriques, dont environ 200 comprimés de marque Rivotril, G. Faouzi, la cinquantaine passée, sans antécédents, résidant à Paris, a été condamné mercredi dernier à cinq ans de prison ferme par le tribunal criminel d’Alger de la 2e instance judiciaire que présidait Nadia Keddar.

Le mis en cause avait été arrêté en 2015 dans son quartier natal de Mohamed-Belouizdad (ex-Belcourt) au cours d’un contrôle routinier, en possession de la marchandise prohibée.

Au cours de son passage à la barre, l’inculpé, qui est incarcéré à l’établissement pénitentiaire d’El- Harrach, a déclaré à la présidente :

« Les médicaments trouvés en ma possession m’ont été remis par une personne que je ne connaisais pas. Je l’ai rencontrée quelques minutes avant que l’avion ne décolle de l’aéroport d’Orly. Je les ai dispatchés dans mes bagages pour qu’ils ne soient pas coûteux. Je n’ai pas eu le temps de les

contrôler ! ».

Le mis en cause a tenu à préciser à la juge en charge du dossier qu’« avant de monter dans l’avion, j’ai fait appel au chef d’escale, que je connais bien, pour qu’il me ramène les médicaments en question ».

Appelé à la barre pour donner sa version des faits, le deuxième accusé, qui a écopé de deux ans de prison ferme, a nié toute relation avec le principal inculpé. « Je n’ai rien à voir dans cette affaire. Il essaie seulement de sauver sa peau. Il veut vous faire croire que la marchandise lui a été remise par mon frère, mais c’est faux », a-t-il clamé

Les témoins qui se sont succédé à la barre ont affirmé que « le principal accusé jouit d’une très bonne réputation. Il ignorait que les médicaments qui lui avaient été remis étaient des psychotropes ».

Ils estiment que « Faouzi est victime d’un coup monté de toutes pièces par la personne qui lui a remis les médicaments au moment où il allait monter dans l’avion. Car Faouzi ne sait pas dire non quand il s’agit de faire du bien. C’est quelqu’un de très généreux, mais en guise de reconnaissance, il se retrouve en prison ».

Le procureur général a requis la réclusion à vie contre les deux mis en cause, estimant que toutes les preuves légales et matérielles sont formelles, notamment celles liées à l’importation illégale de psychotropes.

Les avocats de la défense ont pour leur part, axé leur plaidoirie sur le doute qui entoure cette affaire estimant que leur client est victime d’un coup monté de toutes pièces par la personne qui lui a remis les psychotropes, laquelle s’est avérée par la suite être une parente à des voisins du principal inculpé.

Les avocats ont ainsi insisté sur l’innocence de leur client quant aux faits qui lui ont été reprochés au cours de l’enquête préliminaire et de l’instruction judiciaire.

Il convient de signaler que le principal mis en cause n’a pas donné le nom de la personne lui ayant remis la marchandise prohibée de peur que l’on s’en prenne à sa fille qui réside à Paris dans le même quartier que la famille du deuxième accusé.

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