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Un huissier de justice acquitté

Un huissier de justice acquitté

Grâce à sa belle plaidoirie durant laquelle elle a pu détruire toutes les thèses avancées par la représentante du parquet général du tribunal criminel d’Alger, Mme Amirat Naima, Me Djamila Benyacoub a pu obtenir un acquittement en faveur de son client.

En effet, l’avocate a pu blanchir son client après une cabale judiciaire qui a duré plus de 15 ans, et ce après avoir convaincu la composition du tribunal criminel : juges et deux des membres du jury et à leur tête le président en charge du dossier.

Ces derniers ont jugé que les preuves légales et matérielles quant à l’accusation maintenue contre l’huissier de justice au cours de l’instruction judiciaire n’étaient pas fondées.

L’huissier de justice, rappelons-le, lequel était poursuivi pour faux et usage de faux dans des documents officiels notamment des procès-verbaux d’installation de l’ancien directeur de la Safex des Pins maritimes, a tout au long de son audition nié tous les faits qui lui ont été reprochés au niveau de l’enquête préliminaire et l’instruction judiciaire. « J’ai respecté toutes les procédures relatives à l’installation de l’ancien directeur général de la Safex », dira-t-il.

A la question de savoir s’il est rassuré par rapport à la personne de l’ex-directeur général de cette institution, il a affirmé au président : « Le défunt m’a remis sa carte d’identité contrairement aux témoignages de celui qui le précédé qui m’a accusé durant toute la procédure d’avoir porté des rectificatifs dans le contenu ».

Dans son réquisitoire, la représentante du parquet général a estimé que toutes les preuves légales et matérielles sont réunies contre l’huissier de justice arguant que ce dernier a effectivement falsifié les procès-verbaux et a tout fait pour installer l’un des deux directeurs à titre de complaisance. Elle a enfin requis une peine de vingt ans de réclusion criminelle.

L’avocate de la défense a dressé un dur réquisitoire contre la représentante du parquet général du tribunal en clamant haut et fort en direction du président en charge du dossier : « Mon client a fait l’objet d’une procédure bel et bien maquillée par la juge d’instruction qui était chargée de l’enquête judiciaire.

Le deuxième accusé a bénéficié d’un non-lieu en dépit des directives données par la Chambre d’accusation de la Cour suprême qui a ordonné d’instruire l’affaire sous la forme criminelle pour les deux accusés ! »

L’avocate a par ailleurs déclaré à l’audience que « le seul tort de mon client est d’avoir accompli sa mission qui lui a été confiée comme il se devait. En guise de récompense, il a été radié du corps des huissiers de justice et placé sous détention provisoire à l’établissement pénitentiaire d’El Harrach comme un véritable repris de justice ! » Elle a enfin défie la procureuse de présenter à l’audience les preuves qui pourraient culpabiliser son client.

Il convient de signaler que le mis en cause répondant aux initiales Y. H. exerçait dans la compétence territoriale et locale du tribunal d’El Harrach. Il avait exercé en qualité de membre du jury au niveau du tribunal criminel d’Alger au cours des années 1980. Il a purement et simplement été acquitté des faits qui lui ont reprochés.

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