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Nationale

Un grand combat pour trois révolutions : industrielle, agraire et culturelle

Un grand combat pour trois révolutions : industrielle, agraire et culturelle

L’imposant monument de Ryadh El Feth, édifié dans les années 1980 sur les hauteurs d’Alger, symbolise bien le combat inlassable qu’a mené le président Houari Boumediene pour le développement et le rayonnement de l’Algérie.

Ce monument, fierté de la capitale, est composé de trois immenses feuilles de palmier, réunies ensemble pour tracer la stratégie de la politique engagée par le président, dédiées chacune à l’industrie, à l’agriculture et à la culture.

Le développement de l’industrie a été de tous les combats. Le président Houari Boumediene, conscient des enjeux que pouvait apporter la force industrielle en valeurs et en indépendance pour le pays, a engagé un vaste programme d’édification d’usines afin de pourvoir aux besoins de la population et de créer des emplois.

Sonatrach, Sonelgaz, Snvi, géants de l’économie algérienne actuelle, fruits de la politique d’industrialisation de l’époque de Boumediene

Pour cela, des entreprises d’Etat ont été créées dans divers créneaux industriels. Il n’était pas possible de concevoir une industrie indépendante sans l’existence d’une matière première essentielle qui est l’acier, ce qui a justifié la création de la Société nationale de sidérurgie.

Cette entreprise stratégique a été installée à l’est de l’Algérie dans un souci d’équilibre régional. Avec cette création, une autre entreprise a suivi pour l’exploitation en aval des produits sidérurgiques et qui est la SN Métal. Deux autres entreprises sont nées dans cette voie : la Société nationale des véhicules industriels pour la fabrication d’engins lourds et la Sonacome, avec pour mission la mise en place d’infrastructures industrielles en vue de la production de véhicules légers.

La politique du président Boumediene dans ce sens a voulu toucher tous les secteurs industriels en créant des entreprises étatiques répondant aux besoins. A titre d’exemple, la création de la Sonelec a été faite pour la fabrication de produits électriques, celle de la Sonipec pour les produits en cuir, la Sonic pour les produits à base chimique.

Pratiquement chaque secteur économique était couvert par une société nationale. Un tissu bancaire, exclusivement étatique, est venu accompagner financièrement ces entreprises publiques.

On citera la Banque nationale d’Algérie, la Banque extérieure d’Algérie, le Crédit populaire d’Algérie. De cette colossale politique industrielle basée sur le secteur public, créant des centaines de milliers d’emplois et entreprise par le président Houari Boumediene, subsistent encore des géants de la vie économique algérienne actuelle, à l’image de la Sonatrach, de la Sonelgaz et de la Snvi.

Une politique agricole dynamique au profit des travailleurs de la terre

Longtemps sous domination coloniale, les travailleurs de la terre ont été ignominieusement exploités. Le président Houari Boumediene a voulu les réhabiliter, leur rendre leur dignité et les faire bénéficier, eux et leur famille, des fruits de leur dur labeur.

Ce n’était que justice, car les paysans algériens, tout en donnant le meilleur d’eux-mêmes à la Révolution, ont souffert durant la guerre de libération nationale. Ils sont devenus les maîtres des fermes autogérées. Bien mieux, la politique agraire du président Boumediene a vu la construction de centaines de villages socialistes avec l’objectif d’en édifier mille dans toutes les régions d’Algérie.

Jamais les fellahs algériens n’ont été aussi heureux qu’à l’époque du président Boumediene. Un tissu d’infrastructures agricoles a été mis en place à leur profit. Ils avaient à leur disposition des coopératives pour écouler leurs produits, s’approvisionner en matériel et aussi pour être accompagnés financièrement. Du producteur au consommateur a été leur mot d’ordre, puisqu’ils vendaient eux-mêmes leurs produits dans des espaces créés spécialement pour eux, le Souk El Fellah.

Cette politique agraire en ce temps-là a permis à la population algérienne de se suffire en matière de produits agricoles avec des prix en adéquation avec leur pouvoir d’achat. Il restait encore beaucoup à faire, car les importations de céréales et de lait subsistaient, mais l’Algérie se suffisait largement en fruits et en produits maraîchers en l’absence de toute importation dans ce domaine.

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