Un gain de plus de 30 % les trois derniers mois : Le pétrole se dirige vers les 100 dollars – Le Jeune Indépendant
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Energies

Un gain de plus de 30 % les trois derniers mois : Le pétrole se dirige vers les 100 dollars

Un gain de plus de 30 % les trois derniers mois : Le pétrole se dirige vers les 100 dollars

En dépit d’une légère baisse à la dernière séance du trimestre, vendredi à la clôture, les prix du pétrole ont été stables après avoir atteint un record jamais enregistré depuis près d’une année. Un baril à 100 dollars et plus n’est pas écarter, surtout que les facteurs de hausse des prix sont toujours présents, selon les experts.

Le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en novembre, dont c’était le dernier jour de cotation, a reculé de 0,07%, pour clôturer à 95,31 dollars, après avoir perdu 0,49% à 94,91 dollars, dans la matinée. Le West Texas Intermediate (WTI) américain de même échéance a, lui, cédé 1,00%, à 90,79 dollars, alors qu’il avait gagnait quelque 0,08% à 91,78 dollars dans la matinée de vendredi.

Le Brent avait atteint, jeudi, un nouveau pic depuis novembre, à 97,69 dollars le baril, et le West Texas Intermediate (WTI), un nouveau plus haut depuis août 2022, à 95,03 dollars le baril.  Le pétrole a ainsi réalisé un gain de plus de 30% pour les seuls trois derniers mois.

Ce repli des prix à la clôture des marchés est « lié à des prises de bénéfices », a expliqué Stephen Schork, de Schork Group, lequel dit que « ceux qui étaient positionnés à la hausse ont voulu monétiser leurs gains et les mettre dans leurs comptes pour le troisième trimestre ». Vendredi correspondait, ainsi, à la dernière séance du trimestre, période qui voit souvent des ajustements de portefeuilles, et était aussi la dernière journée de cotation du contrat de novembre pour le Brent.

« Les traders ont assez rapidement réalisé que le moment n’était pas venu pour le baril de franchir les 100 dollars », selon Edward Moya, d’Oanda. Néanmoins, un baril à 100 dollars n’est pas écarté, d’autant que les fondamentaux n’ont pas changé selon les expert, qui prédisent même un baril à plus de 100 dollars d’ici la fin de l’année.

« Le pétrole ne va pas connaître de correction majeure, car le marché reste tendu, avec les restrictions sur les exportations russes et les célébrations de la fête nationale chinoise qui vont augmenter la demande de kérosène », estime Edward Moya.

Par ailleurs, selon des données analysées par l’agence Bloomberg, la Russie prévoit de ne pas exporter de gazole en octobre, hormis à destination de quatre anciennes républiques soviétiques.

Vendredi, le prix de gros du gazole américain pour livraison à New York a pris 1,58% et le mazout, 1,02%. En trois jours, le diesel a pris plus de 4%. La contraction de l’offre de gazole intervient à une période où la demande tend traditionnellement à repartir, avec les récoltes de maïs et de soja aux États-Unis mais aussi à l’approche de l’hiver. Des éléments qui peuvent « bousculer le marché », selon les experts.

D’aucuns estiment que les facteurs de hausse des prix restent présents. Il s’agit principalement des décisions de la Russie et de l’Arabie saoudite de resserrer le marché en diminuant leur offre, en plus de la baisse plus importante que prévu des stocks de pétrole brut aux États-Unis.

Cependant, cette hausse des prix de l’or noir est qualifiée de conjoncturelle selon les experts en énergie, à l’instar de Tewfik Hasni, selon lequel le prix du pétrole doit se situer dans une fourchette de 75 à 90 dollars. Selon lui, dès que le prix dépasse ce seuil, le marché va s’écrouler et que certains pays n’achètent pas même à 80 dollars le baril. 

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