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Nationale

Un ex- GIA condamné à la perpétuité

Un ex- GIA condamné à la perpétuité

Un ancien terroriste du sinistre groupe islamique armé (GIA) a été condamné à perpétuité par le tribunal d’Alger pour participation à plusieurs attentats dont l’un ayant visé l’ex-président de la République Liamine Zeroual. 

Le sanguinaire qui a été condamné à deux reprises en 2009 et 2012 à la perpétuité a tenu à préciser en pleine audience-qui s’est tenue avant-hier -, : « C’est le groupe de Djamel Zitouni qui a égorgé les sept moines de Tiberhine juste après le début des opérations de ratissage de l’ANP avant de se débarrasser de leurs têtes par la suite à Médéa ».

Reconnu coupable de plusieurs chefs d’inculpation, entre autres complicité dans les assassinats collectifs de membres de sécurité à l’instar des policiers, des gendarmes et des militaires, des gardes communaux et des citoyens, le sanguinaire Kachniti Redouane a été condamné à la réclusion à vie par le tribunal criminel d’Alger.

Le bourreau alors membre actif au sein de l’ex-groupe islamique armé (GIA) a été reconnu coupable de plusieurs attentats meurtriers perpétrés durant la période allant de 1995 à 2004 dans plusieurs régions du pays notamment au niveau des wilayas du Centre du pays, à l’image de Médéa, Blida, Tipaza, Bouira et dans les quartiers périphériques de la capitale à titre d’exemple, Bentalha. Durant cette période, pas moins de 300 personnes ont été sauvagement assassinées à l’arme blanche, dont des enfants en bas âge et près d’une centaine de filles enlevées puis violées avant d’être exterminées de manière atroce. 

Au cours de son passage à la barre, le coupable a nié tous les faits qui lui ont été reprochés lors de l’enquête préliminaire et l’instruction judiciaire allant jusqu’à déclarer à la présidente en charge du dossier que « les aveux lui ont été soutirés suite à la pression exercée sur lui par les éléments de la police judiciaire du département des renseignements et de la sécurité DRS ! ».

 Le tortionnaire a par contre affirmé à la juge : « Qu’en 1996, il faisait partie du groupe de l’ex-émir du GIA, Djamel Zitouni abattu par les services de sécurité en plein cœur de la capitale, non loin des arrêts de bus de la grande-poste, c’est-à-dire à quelques mètres seulement du siège de Cavaignac. Le groupe en question s’etait réfugié dans les monts de Bougherra entre les frontières de Blida et Médéa où furent emprisonnés les sept moines de Tibhirine et le groupe de Mustapha.

A propos des sept moines, l’incriminable a déclaré : « Ces derniers ont été enlevés dans la région de Tibhirine à Médéa sur ordre de l’émir de la phalange de Ouled Slama et ont été séquestrés avec les éléments du groupe El Djazaara dissident du GIA qui avait procédé à l’élimination de la majorité de ses membres ».

Dans le même ordre d’idées, le sanguinaire a tenu à préciser en pleine audience : « C’est le groupe de Djamel Zitouni qui a égorgé les sept moines de tibhirine juste après les opérations de ratissage de l’ANP avant de se débarrasser de leurs têtes par la suite à Médéa. Selon l’arrêt de renvoi, le bourreau a participé au milieu des années 90 à l’attaque contre un bâtiment des éléments des forces spéciales dans la localité de Ouled Slama et un autre de l’ANP à la cité Mazouni à Larbaâ, où tous les locataires ont été sauvagement assassinés. 

Il a également participé au dressement d’un faux barrage sur la route reliant Souahat à Tablat dans la wilaya de Médéa où huit citoyens ont été assassinés et deux jeunes filles, âgées entre 15 et 20 ans, ont été enlevées. Le locataire de la prison d’El Harrach a en outre participé à l’agression perpétrée avec ses acolytes, contre des citoyens dans le village de Khams Djouamaâ de la commune de Bouskine(Wilaya de Médéa), où pas moins de 15 personnes ont été sauvagement achevées à l‘arme blanche, outre l’enlèvement de deux jeunes filles qui, par la suite, ont été envoyées au groupe terroriste de Antar Zouabri.

Il a été appréhendé par les services de sécurité suite à une minutieuse enquête bel et bien menée par les services concernés. Les faits remontent au 5 novembre 2004, lorsque les services de Police, à la cité Ismail Yefsah à Bab Ezzouar (Alger), avec le terroriste Noureddine Boudiaf alias Hakim « RPG », dernier des émirs du GIA, en possession d’armes à feu.

Durant son audition préliminaire, l’inculpé a déclaré appartenir à un groupe terroriste activant dans les wilayas du Centre et avoir rejoint les fiefs du terrorisme en 1995, tout en ajoutant avoir participé à plusieurs actes terroristes dont des guet-apens tendus aux éléments de la garde communale, et à ceux l’Armée nationale populaire (ANP), et des attaques menées contre leurs casernes ainsi que l’assassinat de plusieurs militaires notamment dans la localité de Médéa. 

Il a participé également à des hold-up contre des magasins de téléphones portables dans les villes de Khemis Meliana (wilaya de Aïn Defla) et Larbaâ (wilaya de Blida), et l’assassinat de ses propriétaires et viols de femmes à Blida, Tipaza et Aïn Defla. Il a, enfin, reconnu avoir fait partie du groupe armé qui allait s’attaquer au cortège de l’ancien président de la République, en l’occurrence M. Lamine Zeroual à Médéa. Il convient de signaler que le procureur général a requis la peine de mort contre l’inculpé.

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