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Nationale

Un ex-étudiant en interprétariat écope de 8 ans de prison ferme

Un ex-étudiant en interprétariat écope de 8 ans de prison ferme

Reconnu coupable d’apologie d’actes de terrorisme, le nommé Belaïd Islam, un ex-étudiant en 3e année d’interprétariat à la faculté centrale d’Alger – et un génie en informatique-, a été condamné à huit ans de prison ferme.

Le verdict a été prononcé au milieu de la semaine écoulée par la présidente du tribunal criminel d’Alger, en l’occurrence Mme Derrar Djebbari Meriem qui était entourée de Mme Abdelmoula Kheira et M.Abdeselam Rachid.

L’inculpé, dont l’âge ne dépasse pas les 25 ans, a été reconnu coupable par ailleurs d’avoir pris attache avec des chefs terroristes depuis des sites Internet tels que le « Beltouk « , « Ansar El Moudjahidine « et « El Taouhid « . Ces deux sites réunissaient tous les groupes armés qui activaient à travers les différents pays, notamment en Afghanistan et au Pakistan.

En outre l’incriminé a été culpabilisé d’avoir rencontré le dangereux terroriste « Noureddine El Youbi « alors chargé des télécommunications au sein de la phalange « El Moulatamoune « , qui appartenait à El Qaïda.

Le condamné a été reconnu aussi coupable d’avoir rencontré Mokhtar Belmokhtar alias « Khaled Abou El Abbes El Aouar « au Mali, le 23 décembre 2010, après avoir emprunté la route de Tamanrasset. Ce dernier l’a chargé de contacter l’ex- membre actif du GIA, AbdelhakLayada, afin de leur fournir des vidéos par Internet. Les deux sanguinaires l’ont chargé de leur fournir également des informations sur la fabrication des matières explosives.

Le mis en cause a tout au long de son audition nié tous les faits qui lui ont été reprochés notamment au niveau de l’instruction judiciaire pourtant bel et bien menée par le juge d’instruction de la 9e Chambre auprès du pole judiciaire du tribunal de Sidi M’Hamed.

Le juge d’instruction en question a au cours de son enquête réunie toutes les preuves légales et matérielles relatives aux accusations portées contre l’inculpé, à l’instar des pièces à conviction, notamment des vidéos subversives appelant au jihad, des crayons Laser et des mini-cameras.

Le fait marquant dans ce procès, c’est la tactique de nuance opérée par l’incriminé à chaque fois que la présidente chargée de son jugement lui pose une question, en clamant haut et fort : « Je n’ai rienà voir dans cette affaire ni de près ni de loin. J’ai été contraint de signer les procès-verbaux par les éléments de la police judiciaire ! « .

Même à la question de savoir s’il s’est marié avec une Indienne qu’il a connue à travers Internet, le mis en cause a tenté de détourner la discussion allant jusqu’à inventer que le juge d’instruction a procédé à son audition en présence des services de sécurité. Mais Mme Derrar ne l’entendait pas de cette oreille. La preuve, elle l’a immédiatement rappelé à l’ordre : « Je veux une réponse ! Dites-nous la vérité, c’est dans votre intérêt ! « .

Coincé, il a déclaré à l’attention de la présidente : « Oui ! Oui ! Mais je ne suis pas jugé Madame pour s’être marié avec une Indienne que j’ai rencontré via Internet ! ». Il est vite interrompu par la juge : « Il paraît même que votre mère alorsune ancienne directrice d’une école primaire était contre la relation qui vous liait à cette dame ! Votre mère n’a pas accepté que son unique fils soit marié à une étrangère qui le dépasse de 25 ans et maman de cinq enfants en bas âge ! « .

Il a tenu à préciser qu’il a été arrêté par les services de la police militaire au lendemain de la publication à travers Internet de son mémoire sur « L’information et son impact sur l’opinion publique « .

Le procureur général a dans son réquisitoire estimé que toutes les preuves, matérielles, sont formelles et notamment en ce qui concerne l’intention de collecter des informations concernant l’activité militaire en Algérie et surtout d’avoir rencontré des chefs terroristes « .

Il a enfin requis vingt ans de réclusion criminelle contre l’incriminé. Les deux avocates, Mmes Boumerdassi Hassiba et Khenouf Hadria, ont axé leurs plaidoiries sur les anomalies et carences relevées dans les procès-verbaux établis par la police : « Il a été contraint de signer sans toutefois connaître ce qui était mentionné dedans !

C’est un étudiant qui a payé les frais d’une accusation gratuite bel et bien montée par les enquêteurs ! « . Elles ont enfin sollicité l’acquittement de leur client appuyant leurs demandes non seulement sur sa bonne conduite, son casier judiciaire blanc comme neige, mais aussi l’enquête sociale menée qui lui est bénéfique.

Dans la même affaire, le tribunal a prononcé une peine de vingt ans de réclusion criminelle contre Mokhtar Belmokhtar alias « Khaled Abou El Abbés El Aouar « .

Le verdict a été prononcé par contumace après que le tribunal ait pris acte de l’absence du mis en cause contre qui le procureur a requis la même peine.

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