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Nationale

Un début de semaine riche en débats contradictoires

Un début de semaine riche en débats contradictoires

Le président de l’alliance MSP-FC, Abderrazak Mokri, rêve de voir l’Algérie devenir un pays leader dans plusieurs domaines. « En deux décennies, le pays deviendra le premier pays dans le monde arabe et en Afrique et sera leader dans plusieurs domaines, notamment dans les secteurs industriel, des services et celui des TIC.

Nous voulons mettre en place une industrie avec un fort taux d’intégration, une véritable industrie dans le cadre d’un partenariat gagnant-gagnant et non pas une simple industrie de montage », a-t-il martelé, ajoutant qu’ »Oran a d’énormes possibilités et des potentialités humaines pouvant développer l’industrie des TIC ». En revanche, il s’abstient de dire comment il compte mettre en œuvre cette « stratégie miracle », mais s’accroche pourtant à cette belle idée.

Plus loin, Mokri dévoile ses calculs politiciens : « Si les Algériens nous donnaient leurs voix et grâce à notre programme, l’Algérie pourra atteindre l’autosuffisance alimentaire en dix ans », dit-il.

Pour Mokri, il suffit que les citoyens lui donnent leur quitus pour que le pays sorte de son sous-développement. C’est aussi simple que ça. Mokri ne veut pas se donner la peine d’expliquer aux électeurs le mécanisme politique qu’il compte utiliser. Le discours populiste et simpliste suffit largement…

Enfin Mokri, qui continue à ruer dans les brancards, dit revoir l’accord de partenariat avec l’Union européenne qui a miné l’économie nationale. « Il faut un nouveau partenariat gagnant-gagnant avec l’UE, un accord qui ne serait pas à notre désavantage », dit-il.

La preuve, selon lui, tous les pays « protègent leur économie, et c’est à notre tour de le faire et de protéger notre économie et ses créneaux porteurs ».

Après une première pique destinée à son rival le FLN qui a, semble-t-il, fait mouche puisque le SG de l’ex-parti unique a promis de lui répondre et de déterrer la hache de guerre, Ahmed Ouyahia a lancé une seconde salve en direction d’Ould Abbès : « Le RND ne vend pas des leurres mais propose un programme réalisable sur les plans économique et social apte à préserver la stabilité du pays, son unité et sa sécurité en cette conjoncture régionale et internationale difficile », a soutenu Ouyahia. Ould Abbès ne va pas aimer, lui qui promet à chaque meeting des réalisations.

La deuxième semaine de campagne va être riche en débats contradictoires.

Car Ouyahia se positionne déjà et propose des formules, pour le moins, intéressantes. Mais il va se mettre à dos les demandeurs de logement social qui ne vont pas apprécier cette formule de vente. Ouyahia a indiqué que son parti s’engage « à relever à
60 000 DA le plafond de salaires des demandeurs éligibles au logement public locatif (social) » pour permettre dit-il, à un plus grand nombre de citoyens fonctionnaires d’accéder à un logement qui préserve leur dignité.

Le patron du RND considère que le plafond actuel de 25 000 DA « n’a plus de sens » proposant, entre solutions d’accès au logement, « l’octroi par le Trésor public de crédit non-rémunéré pour la construction de logements individuels, la réservation de 10 % des logements sociaux réalisés aux jeunes célibataires et le soutien à hauteur de 1 million de DA au logement rural ».
Ould Abbès a promis de faire passer le flambeau à la jeunesse algérienne lors de cette élection. Depuis qu’on entend ce leitmotiv, les générations entières ont quitté le pays.

Pour le chef du FLN, les législatives du 4 mai marqueront une transition générationnelle. « Elles vont permettre de transmettre le flambeau de la génération qui a libéré le pays aux nouvelles générations dans un climat d’apaisement, de paix, de sécurité et de stabilité » dit-il. La jeunesse a toujours boudé les élections. Elle est désœuvrée, désorientée.

Ce qui fait peur au pouvoir qui compte mettre le paquet pour sensibiliser cette très grande frange de la société qui possède le plus grand potentiel des électeurs.

Le premier secrétaire du FFS, Abdelmalek Bouchafa, ne veut pas pousser l’Algérie à l’aventure et aux dérapages dit-il, « parce que nous sommes un parti nationaliste qui tire sa sève du mouvement national ».

Dans ce cadre, il propose aux Algériens du travail et de la réflexion organisés pour reconstruire un pays où régnera la culture de l’État et les valeurs de citoyenneté : « L’Algérie possède de véritables élites politiques, économiques, intellectuelles e t sociales, en dépit de leur marginalisation », dit-il.

Enfin Louisa Hanoune propose la saisie des fonds et biens « illégalement acquis », tandis que Mohcine Belabbès s’insurge contre le coût de l’entretien de la résidence d’État Club des Pins, estimé selon lui à près de 50 milliards de DA : « Qu’on la privatise et qu’on laisse le privé l’exploiter. Les soins gratuits ne sont que de la poudre aux yeux : « Les malades collectionnent leurs ordonnances chez eux parce que le médicament est cher », dit-il.

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