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Culture

Un début avec une Fin du spectacle

Un début avec une Fin du spectacle

Capitale du théâtre universitaire durant la neuvième édition du Festival du théâtre arabe, Mostaganem accueille neuf troupes dont celle de Sidi Bel Abbès qui a inauguré, ce mercredi 11 janvier au Théâtre régional Si Djillali-Benabdelhalim, cette manifestation avec la pièce Fin du spectacle.

Ecrite et mise en scène par Bouadjadj Ghalem Iliès, Fin du spectacle de l’université de Sidi Bel Abbès met en scène le personnage d’un technicien de théâtre ambitieux, il rêve de devenir comédien, jouer sur scène afin de sortir de l’anonymat des coulisses et jouir du bonheur procuré par les feux des projecteurs et les applaudissements des spectateurs.

Cette ambition démesurée deviendra une véritable obsession, elle mènera ce technicien à commettre l’irréparable en prenant pour cible un comédien célèbre.

Cette première journée du 4e art universitaire, programmé dans le cadre du 9e Festival du théâtre arabe à Oran et à Mostaganem (10-19 janvier), sera également animée par deux pièces : El Koussouf (L’éclipse) de l’université de Tamanrasset à la Maison de la Culture Ould Abderrahmane-Kaki et Sarkhat alam (Cri de douleur) de l’université de Skikda qui se produira au Théâtre régional Si Djillali-Benabdelhalim.

En somme, neuf pièces produites par des troupes universitaires seront en compétition pour décrocher les trois prix que décernera un jury de spécialistes. Le public appréciera aussi El houlm (Le rêve) de Tizi Ouzou, El Khadimatane (Les deux servantes) d’El Oued, Abdellah de Biskra, Banat Rahwadja (Les filles de Rahwadja) de Sétif, Beit Bernarda Alba (La maison de Bernarda Alba) de Mostaganem.

D’après le metteur en scène jordanien Khaled El Terifi, membre du jury de la Section Théâtre universitaire de ce Festival arabe, « le 4e art universitaire est une pépinière et un réservoir d’où pourra puiser le théâtre professionnel pour renforcer ses ressources humaines et disposer de talents avérés à même de développer le théâtre arabe », rapporte l’Agence presse service d’Algérie.

Il a rappelé que « le théâtre universitaire des années 1960 a été un véritable moteur pour la pratique de l’art scénique arabe comme il a formé des comédiens et dramaturges talentueux », précisant qu’après un déclin à la fin des années 1980, ce genre est en train de marquer aujourd’hui son « retour » à la faveur des différentes manifestations qui lui sont dédiées dans de nombreux pays comme l’Algérie.

Cet homme de théâtre a également appelé à la création d’un Festival arabe du théâtre universitaire pour se « démarquer » du Festival du théâtre arabe dont sa neuvième édition « consacrera le théâtre universitaire arabe, inscrit désormais par l’Instance arabe du théâtre sur ses tablettes puisqu’il deviendra une section permanente du programme du Festival lors des prochaines éditions ».

Pour M. Smail Inzarin, sous-directeur chargé de l’animation en milieu universitaire au ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, il y a aussi la nécessité de promouvoir la pratique théâtrale dès les premières années scolaires et en milieu universitaire. 

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