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Op-Ed

Un dabt de plus !

Un ex-chef du groupe parlementaire RND est nommé à la tête de l’autorité de régulation du secteur audiovisuel. Qu’importe son nom ! Connu, pas connu, reconnu, méconnaissable, reconnaissable… qu’importe ! Qu’importe ce qu’il a fait, auparavant, aussi. Nous sommes dans un pays où les dirigeants se prévalent uniquement de leurs propres indjazates et exploits. Le chalenge professionnel, c’est pour les autres.

Au mieux, un cours d’éducation civique dans nos écoles de propagande « orientée « . A la guerre comme à la guerre, et à la paix comme à la guerre, au poste de commande comme à la guerre… Où a-t-ilpu marquer ses preuves, le Monsieur qui se nomme « à la tête « de la soltatou al dabt, et prouver ses marques, si ce n’est dans la classe des enfants de bonne conduite, là où se perpétue la comédie des levées de mains, avec une main levée sur les débats.

A la chambre de l’échine courbée, au Parlement. Qu’importe ! Bonne fin de carrière pour le carriériste ! Bonne retraite, les chefs savent renvoyer l’ascenseur quand l’humeur est au beau fixe. Qu’importe aussi l’idée qu’il peut se faire de la nouvelle mission assignée à la République : réguler. La régulation. Ici le secteur de l’audiovisuel dont il est question.

D’autres secteurs vont certainement passer à la casse puisque Ouyahia semble maintenant remis de sa berne prolongée. A moins que c’est le cri du loup qui a failli bouffer cru un Belkhadem qui ose se pavaner dans des enceintes étrangères dans la pleine lune qui le fait bouger. En tout cas il a bien assisté à la patate chaude et à la morale de la République : Mouton tu es, tu resteras mouton Bel… khadem. Et sans cornes.

Un mouton ne peut faire ni le coq, ni l’aigle… même dans la discrétion. Il risque de subir le sort et le sortilège de la chèvre de M. Seguin. La prétention de devenir un loup et s’aventurer dans la jungle…Ghlate, si Belkhadem, tu as manqué de timing et de lucidité. Ouyahia non ! Il le sait, et la peur fait courir les vieilles dit-on, il se réveille un peu maintenant. Finis les vacances, si Ahmed, c’est les cours et les révisions. Sinon triha ! Faut faire de l’ordre. Ordre et régulation. D’ailleurs la problématique à résoudre pour si Ahmed est de réguler avant de régulariser. Et tout ! On régule les chaînes privées avant de les régulariser chez nous. On notifie des PV avant que la faute soit commise.

Et les lapsus sont clairs : autorité. On ne sait même plus qui détient l’autorité sur qui. Mais autorité, autoritaire, autoritarisme… on aime, on adopte. Autorité sur des chaînes de droits étrangers. Voilà. Régulation. En plus ! En arabe ça sonne beaucoup mieux le lapsus. Al dhabt. Très dur à prononcer, le mot en arabe, sa composante sonore renferme une dizaine de stop. Il renvoie à un esprit policier, de contrôle, de suspicion, de non confiance, de culpabilité… Al dabt.

La chefferie ne veut pas lâcher la prudence, rater le coach. La recette est le contrôle. Al dabt. Elle a en tout cas l’intelligence de mettre des gants pour latriha et pour ne pas encaisser le recouvrement du revers, le rebras politique. La politique c’est le calcul, rien que ça, tout ça et juste ça dans une société neutre. Une société qui a noyé dans les oubliettes ses propres élites et ne se rappelle que du chèque barré des politiques auxquelles elle opère son virement créditeur de l’abandon. Du dégoût et de la répugnance. Un dabt de plus ne la fera certainement pas réagir !

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