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Nationale

Un compromis est-il possible pour éviter la colère des enseignants ?

Un compromis est-il possible pour éviter la colère des enseignants ?

Rarement l’annonce d’une grève aura fait autant de bruit. Un débrayage auquel deux parties espèrent chacune une sortie honorable.

Les tenants du pouvoir un dénouement « sans dégâts », et les frondeurs de pouvoir décrocher beaucoup plus que des satisfécits à leurs revendications, du concret. En face, tenus en haleine depuis des semaines, parents et élèves tentent « timidement » de faire entendre leurs cris.

Le face à face prévu aujourd’hui entre syndicats d’enseignants futurs grévistes et leur tutelle, le département de l’Education s’annonce donc houleux dans la mesure où les deux camps se cramponnent chacun sur sa position.

Certains points sont loin, très loin de pouvoir faire l’objet d’un quelconque compromis, dans la mesure où la ministre l’a clairement signifié : certaines revendications la dépassent puisqu’elles ne font même pas partie de ses prérogatives.

Des déclarations qui auraient dû, à en croire les avis d’enseignants, faire réagir les plus hautes sphères de l’Etat qui semblent plutôt se complaire dans un mutisme « assourdissant », laissant Benghebrit affronter seule la protesta de centaines de milliers d’enseignants et, l’incompréhension et la colère de plusieurs millions d’élèves.

Un état de fait qui d’ores et déjà risque d’hypothéquer la participation de certains représentants syndicaux, à l’image du Cnapest qui semble s’entêter à vouloir faire marche seul dans l’espoir de se voir « invité » à négocier en solo l’avenir de ses affiliés.

Un entêtement qui ne manquera pas au vu de ce qui se dit autour de la Coordination des syndicats de l’éducation (regroupant les sept syndicats) de donner des « idées » à d’autres de prévoir quitter le bateau et de tenter une aventure en aparté.

En effet, les enseignants se sentant leurrés depuis des années par, il faut le préciser, les prédécesseurs de l’actuelle ministre, font désormais dans l’obstination. Décrocher du concret semble être le leitmotiv de l’actuelle fronde, à commencer par l’essentiel portant sur le statut professionnel notamment dans son volet retraite et revalorisation des salaires.

Leur vis-à-vis, porteuse de « réels » projets pour l’avenir du secteur dans sa globalité fait de la résistance devant une protesta qui semble aller à contre sens de ses aspirations en tant que militante pour une réforme réelle de l’école dans la mesure où son combat pour une école nouvelle ne date pas d’aujourd’hui.

Mais un combat qui semble achopper sur de multiples problèmes auxquels fait face le secteur dont elle a hérité avec un conflit que l’on tente vainement de cacher : le bicéphalisme linguistique (pour ne pas dire idéologique) qui dans un jeu de tire à la corde tente d’accaparer les rênes d’un secteur stratégique pour l‘avenir de la nation.

Mais devant tout ce brouhaha médiatique, les parents, las de vivre le calvaire à la place de leurs enfants, ont fini par enfiler le tablier pour reprendre le flambeau de l’enseignant.

En plus des cours particuliers devenus, faut-il le rappeler, très à la mode et même indispensable pour beaucoup, des parents prennent carrément quotidiennement en charge la scolarité de leurs enfants, s’appuyant pour beaucoup sur la toile et les livres extrascolaire.

C’est dire, qu’après les années d’alphabétisation, celles de l’arabisation tout azimut, et de la triste décennie noire, c’est désormais le tour de celles du chacun pour soi… Ceci en attendant bien sûr ce à quoi va accoucher la réunion d’aujourd’hui.

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