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Nationale

Un bond quantitatif et qualitatif

Un bond quantitatif et qualitatif

La wilaya de Tizi Ouzou connaît à présent en matière énergétique, synonyme de développement dans l’esprit du citoyen, un bond tant quantitatif que qualitatif. Cette réalité a encore une fois été mise en avant, à l’occasion d’une visite de travail et d’inspection du ministre de l’Energie, Salah Khebri.

Le développement en matière énergétique inclut aussi la mise en place et le fonctionnement opérationnel des structures d’accompagnement à travers lesquelles le citoyen consommateur trouve son compte.

Aussi, le ministre, qui était en visite au cours de la semaine à Tizi Ouzou, a procédé à l’inauguration d’agences commerciales de distribution de gaz et d’électricité ainsi que de centres et de structures gazières.

La première agence commerciale à avoir été officiellement inaugurée a été celle située au boulevard Krim-Belkacem, dans la Nouvelle-Ville, et qui porte justement le nom de ce héros national.

Cette agence commerciale, dont les services sont abrités par un imposant bâtiment et dont le frontispice est d’une grande esthétique, assure ses services en matière d’électricité à pas moins de 27 827 abonnés et en matière de gaz à

17 036 abonnés. Le réseau d’électricité est d’une longueur de 111,58 km et celui du gaz de 196,86 km. Les localités couvertes sont la Nouvelle-Ville, Oued Aïssi, Tala Athmane, Bouhinoun, Tala Mansour, Betrouna, Timizart Loghbar, Tazmalt El-Kaf et Rahahlia.

L’acquisition de ces locaux a, à elle seule, coûté aux pouvoirs publics la bagatelle de 86 100 000 DA et les travaux d’aménagement 29 940 000 DA. Pour rappel, l’agence commerciale Krim-Belkacem a ouvert ses portes au cours de l’année 2015. La deuxième agence à avoir été inaugurée est celle de Mekla.

Celle-ci assure ses services en matière d’électricité à pas moins de 15 267 abonnés et en matière de gaz à 4 845 abonnés. La longueur du réseau électrique est de 403,99 km et celle du gaz de 263,28 km.

Les localités couvertes sont Mekla, Souamâa et Aït Khellil. L’acquisition des locaux a coûté aux pouvoirs publics une dépense de 9 200 000 DA et l’opération d’aménagement des bureaux 

30 736 000 DA.

Le village Tizi N’terga raccordé au gaz naturel

Le ministre de l’Energie en a également profité pour procéder au raccordement du village de Tizi N’terga au gaz naturel. C’est avec des youyous que Salah Khebri a été accueilli à Tizi N’terga. Comme cela est de coutume en Algérie, l’essai a été fait sur les feux d’une cuisinière, dans une maison appartenant à un citoyen du village.

Il convient de signaler que les habitants de ce village ont saisi l’occasion de la présence du ministre de l’Energie et l’imposante délégation l’accompagnant pour inaugurer la stèle érigée au centre du village à la mémoire des 19 martyrs de la Révolution.

Le ministre a également visité le centre de reconversion du GPL/C (gaz pétrole liquéfié/carburant) de Tizi Ouzou, à la sortie ouest de la ville des Genêts, le centre de stockage et de distribution des carburants de Oued Aïssi, le centre enfûteur, le minicentre enfûteur de Fréha, et enfin le projet du gazoduc devant desservir les localités de Fréha, Azazga, Aghribs, Yakouren, Akerrou, Aït Chaffaï et Zekri.

Il convient de noter que les travaux accusent un grand retard car les citoyens s’opposent au passage de la conduite sur leurs terres. Un autre élément regrettable est à relever. Il s’agit des conditions de travail extrêmement difficiles des ouvriers du centre enfûteur de Oued Aïssi. Le danger qui pèse sur les travailleurs à la chaîne est en effet permanent.

La moindre étincelle peut provoquer une explosion. En dépit de cela, les travailleurs sont très mal payés. Un ouvrier qui s’est confié au Jeune Indépendant a affirmé que le salaire ne dépasse pas les 22 000 DA pour un travailleur n’ayant pas dépassé 22 jours de travail par mois. « Si le travail effectué, poursuit notre interlocuteur, a porté sur 31 jours, le salaire à percevoir atteint un montant de 38 000 DA ».

A notre question de savoir si le syndicat a tenté de plaider la cause des travailleurs, notre interlocuteur a répondu que les syndicalistes se contentent de défendre leurs petits privilèges personnels, surtout concernant le recrutement de leurs proches. Interrogé sur cette question, un responsable a reconnu tout simplement que les ouvriers travaillant dans l’atelier enfûteur évoluent dans des conditions « très difficiles ».

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