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Nationale

Un avocat ahmadi réagit

Un avocat ahmadi réagit

Les récentes arrestations opérés dans les rangs des partisans de l’Ahmadya à travers l’ensemble du territoire ont semble-t-il été largement relayées par la presse internationale, notamment outre Méditerranée où des voix semblent s’élever pour dénoncer la « chasse aux sorcières ».

Dans ses précédentes éditions, le Jeune Indépendant entre autres journaux nationaux avait dans le seul objectif de mener sa mission informative fait état d’arrestations par les éléments de la gendarmerie nationale de plusieurs membres ahmadis et la saisie de nombre de documents en rapport avec ce mouvement.

Par la voix de son responsable aux affaires publiques installé en France, Asif Arif, avocat au Barreau de Paris, également enseignant et auteur d’un ouvrage sur les Ahmadis du Pakistan, fief de cette branche islamique et non moins pays d’origine de celui qui se considère aujourd’hui comme califat et plus encore « Al-mahdi al mountadhar », le mouvement espère apporter à travers une lettre des clarifications quant aux objectifs et missions de ses membres « très impliqués dans les activités humanitaires visant à faire régresser la précarité des autres, au sens large, sans distinction de race ou de religion ».

Dans cette missive dont une copie a été destinée au Jeune Indépendant, le représentants des Ahmadis parisiens veillera au passage à rappeler le combat du peuple et surtout de l’Etat algérien contre le terrorisme, le sectarisme et les filières qui peuvent venir troubler la sécurité des biens et des personnes mais notera qu’avec les récentes arrestations des membres ahmadis algériens, le gouvernement se trompe de cible.

« Avec les récentes arrestations des musulmans ahmadis algériens, le gouvernement en oublie pratiquement l’objectif puisque cette minorité, se revendiquant de l’islam, ne porte aucunement atteinte à l’ordre public et à la morale islamique », est-il précisé.

Le rédacteur de la lettre ose même faire un parallèle entre la lutte de l’Etat algérien contre les partisans du mouvement ahmadi considéré par les autorités religieuses algériennes comme « un mouvement sectaire » et les heures sombres de l’histoire préislamique où « des individus étaient arrêtés pour leur foi, simplement parce qu’ils croyaient que Dieu était unique. Or, le djihad qui est permis aux Ahmadis est celui de l’amour et de la compassion », écrit-il en substance.

L’avocat avait aussi pris le soin de faire un petit rappel sur la création de son mouvement fondé en Inde à la fin du 19ème siècle par Ahmad de Qadian, en Inde

Le mouvement Ahmadiya rappelle, selon le défenseur au Bareau de Paris, le second patronyme du Prophète de l’islam, Ahmad. « Se reconnaissant comme étant un Prophète et le Messie attendu par différents Livres sous différents titres, il a d’emblée suscité la colère de plusieurs mouvements pakistanais qui entretiennent parfois des liens houleux avec le terrorisme », explique-t-il, avant de poursuivre que : « le fondateur de l’Ahmadiyya n’est qu’un Prophète subordonné à celui du Prophète de l’islam (qsssl).

Rien ni personne dans le monde musulman ne pourrait distinguer un musulman chaféite d’un musulman ahmadi car le rituel est islamique en tout point », précise-t-il encore.

Pour rappel, la traque aux disciples de la secte Ahmadiyya avait battu son plein entre décembre de l’année dernière et le mois en cours. Durant cette période au moins deux coups de filet opérés par les éléments de la section recherche des brigadesde la gendarmerie nationale de Saoula à Alger et Salah Derradji dans la localité d’El Khroub à Constantine. Au moins quatorze personnes avaient été arrêtées. La dernière opération réalisée dans la capitale de l’Est avait permis l’arrestation de sept personnes âgées entre 52 et 62 ans.

Des fouilles au domicile de celui qui fut présenté comme le chef constantinois du groupe avaient permis aux gendarmes de saisir un ensemble de documents parmi lesquels des enregistrements vidéo dont près de 74 prêches de celui qui se présente comme « El-mehdi al-mountadher », le Pakistanais de 67 ans Mirza masroor Ahmed, ainsi que 35 livres et deux CD en rapport avec le rituel.

AU dernier trimestre de l’année écoulée plusieurs dizaines de personnes pratiquant ce rite avaient aussi été arrêtées à travers le territoire national. Mostaganem, Oran, Sidi Belabbes à l’ouest, Skikda où fut opéré il y a près de deux mois la plus grosse prise, soit une trentaine de personnes , Msila, Annaba, Batna et récemment Biskra à l’Est, sont entre autre villes ciblées par les enquêteurs.

Le ministre des Affaires religieuses, Mohamed Aissa avait récemment averti qu’aucune pratique religieuse, islamique s’entend, contraire aux rites pratiqués –malékite et ibadite- ne saurait être tolérée et que la chasse aux « charlatans » se fera sans aucune concession.

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